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teeny weeny Portuguese rooster taken for the WTP Group challenge "scale"
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Trying to get Meg to stand still in front of the camera is almost impossible, so i chanced a running shot. Very impressed with the sharpness of this lens.
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I’m not sure exactly what makes these berries so irresistible to photograph
Chronique des chroniques
A la suite du texte Homélie Orientale (1), j’ai reçu, de Mr. Jacques Pochart fidèle lecteur du blog, cette réaction : « Vous nous avez bien eus……j’avoue avoir eu quelques moments de doute en lisant ce beau texte…..en étant surpris des doutes de l’artiste ! C’est donc ainsi que vous le voyez, que vous l’imaginez. Vous lui avez rendu un bel hommage posthume, mais peut-être nous avez-vous parlé de quelqu’un d’autre…..A moins que vos escapades à Redeyef vous aient permis de sonder l’âme de Lehnert, qui sait ? ». La même surprise est venue de mon ami Slaheddine Haddad qui m’écrit : « J’ai lu ton dernier texte-blog et encore une fois j’ai été bluffé. Je découvre encore une fois ton don à traduire l’indicible. Un beau texte du niveau du “ressenti vrai”. Donc, je ne m’inquiète guère sur la sincérité de tes images. L’un reflétant l’autre. Et puis cette intuition miraculeuse d’avoir exposé des albums sur internet. Cette réaction d’un internaute sur la nécessité pour toi de te faire connaître par la publication sur papier. (je suis à mon tour content d’avoir conseillé la même chose, il y a longtemps et je maintiens mon offre à tout preneur). J’avoue aussi que la disposition de tes photos selon un ordre personnel a donné plus d’éclat (je salue au passage la qualité du goût qui est le tien). Je tiens aussi à t’annoncer que tu as réussi à m’entraîner dans ton périple de Redyef et depuis je ne suis qu’accompagné que d’envies ».
Club Photo de Tunis
A propos de la fondation du Club Photo de Tunis, j’ai reçu beaucoup de messages d’amis, dont celui de Mouna Siala Jemal : « Bravo pour ce dévouement et cet enthousiasme. c’est dommage que je n’ai pas pu venir. c’était l’heure d’amener les enfants à la séance de gym…j’essaierai de venir les prochaines séances ou du moins je suivrais avec plaisir virtuellement sur facebook. ». De Jacques Pochart : « Quel beau jour, pour vous tous, là-bas à Tunis et pour nous tous qui aimons la photographie partout dans le monde. La graine qui vient d’être semée ne cessera de germer et de produire, mais il faudra la soigner, la chérir, la protéger de tout ce qui pourra lui nuire. J’ai vu avec grand plaisir que la grande majorité des présents étaient des jeunes, et sans aucun doute leur enthousiasme sera un des grands ingrédients d’un cocktail qui promet d’être gagnant. Présider ou plus simplement animer un club est une vraie vocation qui souvent est proche du martyre ……mais qui est aussi source de grandes joies et qui est souvent une activité illuminée par le bonheur de ceux et celles qui ont la rage d’apprendre et de progresser, dans la collégialité et la bonne humeur. Longue vie au Club Photo de Tunis ». Younes Tebib (2), expert tunisien en photographie, se propose de nous aider : « Félicitations pour ce projet ! Il en faut des initiatives courageuses comme celle-ci en Tunisie. Si je peux vous aider avec quelque chose n’hésitez pas à me demander ».
La terrible question du jour
J’ai pris l’habitude de poser à mes étudiants de l’Ecole d’Art et de Décoration de Tunis, une question en début du cours. Question qui n’a rien à voir, à priori avec la photographie, mais qui me permettais d’avoir une certaine idée de leur comportement vis-à-vis de ces questions puis de connaitre leur choix.
« Voudriez-vous être juge ou avocat ? avec l’obligation de juger même les gens qui sont les plus proches de vous et de défendre tous le monde y compris ceux qui ont causé du tort aux vôtres ? », ou alors « Quel objet auriez-vous aimé être ? », «Que souhaiteriez-vous pour les autres mais pas à vous-même ? », mais je crois que c’est la question : « Et s’il ne vous restait que 24h à vivre ? » qui les a le plus déconcertés.
Par respect de leur choix et par conscience professionnelle, je ne pourrai pas divulguer leurs réponses. Par contre je me permets de vous livrer les miennes, parce qu’ils étaient toujours curieux de connaitre ma réponse. Évidemment j’aurais préféré être avocat, car on lui concède volontiers un droit à l’heure…mais pas pour un magistrat.
Je souhaiterais que les autres soient beaux, car la beauté se savoure chez les autres beaucoup moins quant on en est soi-même pourvu.
Objet ? j’aurais aimé être un trombone : ingénieux objet, qui ne consomme rien, facile à fabriquer, sa simplicité contraste avec les services qu’il rend. Il permet une mise en ordre de notre paperasse qui devient liasse. Et puis ce nom fait de syllabes, avec un « bon » au milieu, qui semble aller et venir comme le coulisse d’un trombone…cela sonne bien : trombone.
Oui c’est ce que mes neurones font quand j’attends le métro, des réflexions gratuites, sans aucun intérêt pratique…mais cela fait fonctionner les méninges, car au même instant mes yeux photographient sans enregistrer.
S’il me restait 24h à vivre ? je ne changerais rien à mon emploi du temps, depuis l’adolescence j’ai vécu avec idée, d’abord comme obsédante phobie, puis comme une devise au point que certains me croient froid, insensible. Aujourd’hui ce credo m’épanouit…aucune seconde à gaspiller. C’est sûrement ce profond sentiment : que de toute façon la vie ne va pas s’arrêter si on venait à la quitter, qui a fait que j’ai pu rédiger en une seule nuit le précédent texte « Homélie orientale ». Je peux sans aucune difficulté me mettre dans la peau de quelqu’un se sachant en passe de mourir…puisque je le suis déjà à plus ou moins longue échéance !
La nécessaire contrainte
Quand la photographie était argentique, les photographes étaient soumis à un terrible compte à rebours. Combien reste-t-il de vues dans mon film ? Partir à Dougga ou à Paris, se promener dans les souks de Tunis, ou prendre des photos dans le jardin de la maison paternelle, j’avais toujours un œil sur le compteur ! encore trois photos !!! Angoisse de se trouver à court de film quand vous vous retrouvez face à face avec l’image de votre vie. Aujourd’hui même en numérique cela pourrait arriver. Si le capteur a supplanté le film, c’est la carte mémoire qui a détrôné l’image latente. L’image latente est cette promesse de photographie, qui ne deviendra réalité, certes virtuelle, que lors du transfert sur l’écran de l’appareil ou de l’ordinateur. Capteur et carte mémoire faisant donc ensemble office de film, on demeure toujours sous l’emprise d’une saturation de la capacité d’enregistrement. Même la possibilité d’effacer des images moins intéressantes pour laisser la place à de meilleures ne résoudrait pas cette phobie du : « ou mettre cela ? », car la photo n’attend pas.
Droit à l’image suite…
Dans la 40e chronique datée de 14 décembre de l’année dernière je disais : « J’avoue mon impuissance à produire un texte à propos du droit à l’image dans des proportions convenables. J’ai noirci des dizaines de pages parsemées d’exemples récoltés ici et ailleurs sans arriver à en faire le tour. Alors j’ai décidé d’en parler dans chacune de mes prochaines chroniques… ».
A suivre…
(1) http://du-photographique.blogspot.com/2010/01/homelie-orientale-je-me-sens-faible-ces.html
(2) http://du-photographique.blogspot.com/2009/12/entretien-avec-younes-tebib.html