Category: photographes tunisiens

Critères de la critique (3)

Que de malentendus !
J’ai fait un tour dans quelques forums de discutions à propos de la photographie en Tunisie et j’en sors consterné par l’ampleur du travail qui reste à faire. C’est bien évidemment aux animateurs de prendre les choses en main et de régulariser ce flot de passions ! Nous en sommes encore à devoir définir les mots, dresser le lexique, et apaiser les ardeurs un peu trop emportées.
Fixons, une fois pour toutes, les étiquettes. Un photographe professionnel est un individu qui vit par la pratique de la photographie, ce qui n’implique pas forcément qu’il est habile ou talentueux. On fait appel à ses services afin de s’acquitter d’une tâche : photographier. Son métier obéît aux lois de l’offre et de la demande. Ces commandes peuvent être l’illustration d’un luxueux livre d’art ou la réalisation d’un album de mariage. Ailleurs, le nombre des photographes est tel qu’ils se sont spécialisés. Les photographes professionnels de la mode sont équipés pour cela et ne font que cela. Les photographes du Tour de France sont des spécialistes des deux roues, avant la Grande Boucle ils étaient sur le Giro si ce n’est le Paris-Roubaix mais jamais derrière la cage d’un terrain de football. Ici on n’en est pas encore là et la majorités des professionnels acceptent le plus souvent un large éventail de genres photographiques a l’exception de la photographie de mariage. La désertion de cette spécialité par un nombre important de photographes est venue surtout par le trop grand nombre d’intrus qui ont donné à ce genre de photos une réputation malsaine.
Évidement il se pourrait que le professionnel soit en plus d’un patricien, un photographe produisant des photographies artistiques.
Un photographe amateur, est une personne dont la passion est la photographie. Personne ne lui demande de faire ce qu’il fait. Il peut être mauvais photographe et ses œuvres de piètres images, personne ne s’en plaindrait. D’autre part que d’amateurs ont réalisé des photographies de spectacles, de sport et de mode meilleures que celles des professionnels du déclencheur ! Au point que certains sont devenus des professionnels à temps partiel.
Afin de pallier tout malentendu, j’utilise depuis un certain temps les termes de photographe de métier et de photographe de passion. Le photographe de métier peut être un passionné et il lui arrive de faire, en parallèle, œuvre personnelle. Le photographe de passion peut être un grand praticien et on lui demande parfois de réaliser des commandes, c’est à partir de ce point que le malentendu parait.

Artiste, un adjectif non auto-qualificatif
Puis vient le terme « artiste », que l’on est en train d’utiliser sans parcimonie au point qu’il est dévalorisé. Pourquoi dit-on Homme de théâtre, cinéaste, chorégraphe, peintre, architecte, écrivain, sculpteur mais artiste photographe ? Je suppose que cela est hérité du temps où la photographie voulait se frayer un chemin parmi les arts consacrées. Époque où on se demandait si malgré cet outil qui fait l’essentiel et l’anodin geste de presse-bouton de l’opérateur, la photographie pourrait être considérée comme un art ?
Il m’a toujours semblé que ce qui paraissait comme étant son péché originel est en fait une des forces les plus caractéristiques de la photographie. C’est parce que cet appareil fait presque tout, et que le photographe est celui qui parait fournir le moindre effort de tout ceux qui pratiquent un domaine d’expression que la photographie est un médium incomparable de sincérité. Ceux qui se sentent à l’étroit dans cette infinie liberté consentie dans une restriction bien délimitée : regarder et déclencher, et qui franchissent la fatidique ligne de démarcation, mettent le pied dans un territoire dont j’ignore le nom et dont je ne parle pas la langue. Ce qui ne fait de moi ni un xénophobe ni un voyageur perdu. C’est peut-être le sens exact de la sentence : « L’art vit de contrainte et meurt de liberté ».
Il n’est donc plus nécessaire aujourd’hui de dire artiste-photographe. Car rien n’empêche le photographe de quartier de réaliser de magnifiques portraits d’enfant ou le reporter sportif de produire des vues saisissantes d’un banal match de handball. Ce n’est surtout pas en s’assignant des titres avant la lettre que l’on acquiert une certaine notoriété mais en accomplissant une œuvre de qualité dans n’importe quel genre de photographies. Artiste est un superlatif que l’on ne peut en aucune manière se l’auto-décerner, car se présenter ainsi suppose que personne n’a le droit d’évaluer ce que l’on fait puisque nous avons habillé l’œuvre d’une certaine immunité. Ceci étant une inconvenante et maladroite parade à la critique. Le photographe, comme tout autre créateur, lui arrive de réussir ces œuvres comme de les rater…Alors n’arrachons pas au temps sa principale fonction : la durée. C’est l’ensemble de l’œuvre réalisée, les répercussions produites par celle-ci ainsi que le temps qui sait faire ce que nous ne pouvons pas, qui sont seules capables de remettre solennellement aux plus méritants le titre envié et lourd à porter d’Artiste.

Des photographies projetées…
Est-il nécessaire de signaler que l’on ne peut pas avoir les mêmes dispositions vis-à-vis des photographies, quand celles-ci sont exposées, projetées ou publiées ? Une photographie encadrée, accrochée, numérotée, cotée dans une galerie d’exposition acquiert par ce statut une étape qui la rend particulièrement remarquée de la part du public et soumise à une lecture attentionnée du critique. La même photo publiée dans un site communautaire (facebook, flicker…), bien qu’elle ne soit aucunement dévalorisée reste dans les limites du moyen de diffusion. Evidemment le contenu ne change pas d’un support à un autre, mais son aspect subit l’influence du mode de représentation.
Prenons un exemple typique bien que paraissant folklorique : le portrait du Che imprimé sur le tee-shirt d’un manifestant portant une pancarte : « non à la mondialisation », ne sera pas perçu de la même façon que s’il était un autocollant disposé sur le réservoir d’une Harley-Davidson. Cela nous amène à parler du contexte. Cette disposition spatiale de l’œuvre nous influence d’une certaine manière, nous prédispose à un certain comportement et il faudrait un appréciable effort mental pour ne voir à chaque fois que la photographie.
Même en aval la différence est manifeste. Celui qui prépare une exposition personnelle passe des nuits blanches devant son écran d’ordinateur ou ses planches contact à sélectionner, choisir, écarter puis reprendre, demander conseil avant de trouver la trentaine de photographies à exposer. Puis avec autant de minutie et de calcul, il choisit la galerie, le format, les cadres, les Marie-Louise, les titres, les prix ainsi que le texte d’accompagnement. Pour organiser une exposition on dépense une quantité de temps, d’énergie et d’argent sans commune mesure avec celle fournie pour envoyer une dizaine d’images par mail ou pour les télécharger sur un quelconque site. Dans le même ordre d’idée, si on nous propose d’exposer nos œuvres dans une galerie de Tunis ou de sa banlieue on ne mettrait pas autant d’entrain que s’il s’agissait d’une salle communale dans un lointain village…d’ailleurs certains ne répondraient même pas à telle invitation.
Puis l’inévitable piège des expositions de groupe c’est justement cette promiscuité des œuvres qui pourrait porter préjudice ou bien rehausser la photographie que l’on a sous les yeux. Une photographie juste moyenne sera totalement dépréciée si elle était accrochée entre deux photographies de meilleures factures. Une photographie « neutre » sera assimilée comme « joyeuse » si celle d’avant mettait en scène une situation tragique. C’est notre nature humaine qui est ainsi, et sans cette mémoire à court terme impossible de suivre un film ou de comprendre un roman. Si les cinéastes et les écrivains, entre-autres, structurent et planifient leurs œuvres sur cette causalité pour, nous ménager, nous préparer au climax, et nous surprendre à la fin, il en va autrement en photographie. A part les romans photos, les séquences et les reportages des photo-journalistes, nous sommes presque toujours invités à regarder des « une seule photo ».

N’arrêtons pas le mouvement !
Après la Rentrée symbolique de l’année photographique, qui, quoi qu’on dise, fut une réelle opportunité d’abord pour se rencontrer puis pour découvrir de nouveaux photographes, une suite fut donnée sur Facebook afin de publier les albums des photographes pour qu’ils soient lus, évalués, critiqués, ce fut l’opération « critique-photo » avec 250 photographies (parmi les 370 projetées à Beit el Bennani). Photocritik, forum de critique, pris tout de suite le relais pour proposer d’autres photographies à l’appréciation du public, aujourd’hui signalons la constitution d’un groupe intitulée : « Photographie tunisienne », dirigé par Zouhair Ben Amor et Zakaria Chaibi. Les objectifs à atteindre, les moyens mis en œuvres, les libertés que l’on s’accorde et les restrictions que l’on impose…tout cela est bien évidement à prendre en considération.
Comme promis je viens formuler mon avis à propos des albums de la Rentrée, et sur la foi de tout ce que j’ai dit depuis la première partie de ce texte, je ne peux faire que de me comporter comme si je n’ai jamais connu leur auteur. Cette prise de distance est une volonté d’impartialité.

La photographie-urbaine
La photographie est l’art de la coïncidence, d’abord dans ce positionnement du photographe avec une scène à photographier. Cette droite, rectiligne et ininterrompue, reliant l’œil du photographe au plan qui lui fait face semble souligner l’affirmation : « je suis là ». Quel photographe n’a pas, au moment de déclencher, senti cette puissance de se situer par rapport au monde qui l’entoure ?
La photographie urbaine est toujours d’une richesse inépuisable, il suffit de se balader à longueur de journée, de bien regarder et de savoir attendre. Rien d’artistique diriez-vous ? Ce genre de photographie est plutôt apparenté à de la géométrie. Il suffit de bien localiser les lieux susceptibles de devenir un fond qui a une signification, regarder le sens de la marche des piétons, et comprendre leurs allées et leurs venues, sentir le rythme de la ville ainsi que les meilleurs lumières…cela se mijote dans la tête et sans calcul on se rend compte que cette apparente anarchie est en fait parfaitement ordonnée et surtout prévisible. Cette pratique, demandant une connaissance de la ville, une discrétion nécessaire pour ne pas être gêné, pourrait être maitrisée en peu de temps. Mais l’essentiel n’étant pas d’être simple observateur et de transmettre tel quel ce qui se voit, il faudrait qu’en plus le photographe fit œuvre utile.

Photographie Chahine Dhahak. Tunis 2009


Il est rare que l’on rentre bredouille de cette chasse aux coïncidences, aux mises en scène fortuites…cela marche presque à tous les coups, d’où la nette impression que l’on à affaire à une recette bien apprise, prête à l’emploi par n’importe quel photographe même débutant. Dans la majorité des photographies des albums de Amine Landolsi, Mehdi Zribi, Sabrine Belkhouja, Chahine Dhahak, et de Hamideddine Bouali, le photographe prend place pour montrer du doigt un état de fait. Dans ce genre de pratique, le photographie est dans une situation de description, il se contente de couper aux ciseaux un bout de son champ de vision, gommant tout ce qui lui semble hors-propos. Le hors-champ étant hors-sujet. Ce genre de photographie est comparable au travail du chroniqueur, dressant un constat sans y mettre la moindre émotion à moins que ce soit celle émanant des personnes photographiées. On est à l’opposé de la carte postale, car ici il n’y a pas d’intention d’enjoliver…On ne cherche pas le beau mais le vrai. Le vrai ne peut être accompagné d’émotions si ce n’est celle d’une objectivité souhaitée.

Photographe de l’intime
Ce que j’appellerais la photographie de promiscuité est une photographie prenant pour objet un sujet à portée de main ou d’objectif. Ce n’est ni une mince affaire ni une performance, mais elle donne rarement des photographies de grande ambition. Photographier son jardin, sa petite amie, ses chats pourrait sembler de prime abord simple alors que c’est une gageure, le défi à relever étant celui de substituer sa situation d’intime avec celui d’étranger. Les photos de Raoudha Balbouli, Abderrazek Khéchine et de Gaël Coto nous donnent à voir ce qui est de l’ordre de l’intime. Les sujets que l’on connait le mieux sont ceux qui sont les plus difficiles à photographier, parce que on les connais trop bien, et l’effet découverte est toujours bonifiant. Tous les photographes rêvent de passer inaperçus ! Transparents pour photographier partout sans se faire attraper ! Quel délice ! Certains ont la chance de se faire passer pour n’importe qui, de se fondre dans la foule et de déclencher sans que personne ne s’en aperçoive. Mais parfois c’est le sujet lui-même qui est comme un poisson dans un bocal : nu. Tiens pourquoi dès qu’on dit photo de nu on pense à des femmes, rarement à des hommes ! Jamais à des situations ! Bizarres non !

Photographie Tarek Mrad. 2009


Pourtant que de photographies réalisées, paraissant aux profanes chastes, alors qu’elles sont des déshabillages en règle. La photographie de Tarak Mrad, Slown et de Aziz Tnani sont ce que l’on voit derrière le voile de la pudeur, de la timidité ou du sacré. Ils ont d’une certaine manière chacun outrepassé une limite. L’appareil photo dans ces cas là n’est plus un simple outil d’enregistrement mais un masque sous lequel on se dérobe à la vue. Même les photos posées, orchestrées de concert avec le modèle, révèlent la timidité de leur auteur et sont en fin de compte une intimité malicieusement mise en scène.

La photogénie
Quels points communs pourraient bien relier les photographies de Susana Paiva, de Ons Abid, de Ben Abdallah Abdelkrim, de Kais Ben Farhat, de Yasser Hadj Brahim de Akram Belaid, de Stéphane Assezat, de Yoann Cimier, de Salma Mejri et de Riadh S. ? Ici plus qu’ailleurs on a affaire à des images réalisées avec l’intention d’ajouter « l’effet photo » à la réalité qui est en face de l’objectif. Vous pouvez me demandez que « l’effet photo » va de soit avec toute les prises de vue. Non, car ici le sujet ce n’est plus seulement le bout de la réalité qui est en face mais on lui fait ajouter un calque bien visible de technique photographique. Dans la plupart des photographies on ne voit que ce que le photographe nous permet de regarder, mais ils ne met pas en avant ce qu’il fait. Les photographies « photogéniques » ressemblent aux montres transparentes dont on voit le mécanisme. Évidemment on pourrait deviner pour chaque photo son mode d’obtention, tout comme pour une montre qui n’est pas transparente, mais là il ne s’agit plus de spéculer mais de voir comment cela marche. Si pour toutes les autres photographies, l’auteur semble nous chuchoter à l’oreille « c’est ce que j’ai photographié », pour les photographie « photogéniques » il affirme un peu tout haut : « je suis photographe ».
Pourquoi les photos de Susana Paiva ont été plébiscitées meilleur album de la Rentrée ? parce que leur photogénie est achevée. Les contrastes poussés à outrance, les cadrages inattendus, les moments décisifs, les compositions audacieuses ainsi que les points de vues déroutants sont le vrai sujet de ces photographies, c’est Marrakech qui s’est plié aux désidératas de Susana Paiva.

Photographie Susana Paiva. Marrakech 2009

Mais étant organisateur, participant et maintenant critique et ayant de surcroit parlé de mes propres photos, mon témoignage est irrecevable, influencé et nul (selon la formule consacrée)…vous avez le droit de me retirer ce dossier !

A la manière de Mohamed Ben Soltane
Mohamed Ben Soltane expose jusqu’au 7 novembre à Kanvas un collector d’idées précédemment montrées auxquelles il a ajouté des travaux récents. Mohamed Ben Soltane se singularise par cette intelligente manière d’exposer, il semble dire à chaque rendez-vous avec le public : “voilà où j’en suis”. Sa pratique artistique, indépendamment de l’outil utilisé, est immuable. Cependant on a tendance à oublier que ceci pourrait parfois mener vers un oubli des spécificités de chaque domaine. Si en peinture la notion du temps appartient au peintre, qu’il s’approprie à son avantage, il n’en est pas de même en photographie. J’ai déjà longuement exposé mon avis à propos de l’incontournable dimension du temps dans l’œuvre photographique, j’ajouterai que l’appareil photo n’est pas uniquement un attrape-image, il est aussi un chronomètre. La photographie de Mohamed Ben Soltane se contente de dresser un constat, le photographie a vu, et il nous montre ce qu’il a conservé. Je me permets d’ajouter au titre le verbe exposer. Sans date, sans horaire, les photographies de Mohamed Ben Soltane n’ont de raison d’être qu’accrochées dans une galerie. Elles sont apparentées à un spectacle qui ne prends corps ou vie qu’en présence des spectateurs. Je disais à la suite de « Tunisexprime » que je me suis trouvé sans me rendre compte parmi des graffitis et des écriteaux alors que j’étais au vernissage de son expo. A Kanvas, un fait qui a attiré l’attention des invités me permets de filer la métaphore davantage. Un petit accident de la circulation a eu lieu exactement en face de l’entrée de la galerie. Je m’interroge encore sur ses raisons ! Est-ce le trompe-l’œil des œuvres accrochées qui ont distrait le conducteur ou alors la jolie assistance qui prenait l’air sur le trottoir ? Quoi qu’il en soit les œuvres de Mohamed Ben Soltane attirent l’attention et le facteur temps, même s’il n’est pas dans l’œuvre, plane dans ce magnifique lieu d’exposition.

Exposition “Regarder…voir” de Mohamed Ben Soltane à Kanvas Art Gallery (La soukra-Tunis)

L’ami d’un ami me souffle à l’oreille lors de ce vernissage qu’avec son téléphone il lui arrive de capter des photos à la Mohamed Ben Soltane : des graffitis, des enseignes mal écrites…La réponse est toute prête à cette interrogation séculaire : « Vos photos resteront dans votre gsm, celles de Mohamed Ben Soltane ont non seulement étés tirées, encadrée, accrochées, vues et seront peut-être vendues, mais en plus elles appartiennent à un corpus intelligible. Le premier venu pourrait composer une belle phrase, sans fautes et ayant une sonorité agréable, mais rare sont ceux qui pourrait être capable de signer un roman ou une poésie…quelques élus possèdent assez de talent pour remporter un prix littéraire et rêver par la suite d’être publiés dans l’édition de la Pléiade. Chacun d’entre nous se doit à chaque instant de sa pratique photographique de se demander à quelle station il est.

Hamideddine Bouali
25 octobre 2009
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Any difference

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A testa in sù !

Bosa – Albero controluce

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Più cavalletti per tutti !

Alghero – La bicicletta è un veicolo a propulsione muscolare umana costituito da un telaio cui sono vincolate due ruote allineate una dietro l’altra e dotato di un sistema meccanico per la trasmissione della potenza alla ruota motrice. Alcune non sono dotate di cavalletto.

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retour aux sources # 6

j’ai mis de la couleur : ça fait tout de suite plus gai, n’est-ce pas ?

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retour aux sources # 5

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Wy@rt has added a photo to the pool:

Tunisia 35

Hergla

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retour aux sources # 4

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retour aux sources # 3

music :

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mimite1958 has added a photo to the pool:

Calme plat

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Finestre

Tunisi – Medina

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Celeste

Tunisi – Medina

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taxi verso il mare

Tunisi – Periferia di Rades

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Vicolo cieco!

Tunisi – Medina

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Des pommes, des poires ....

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Les 3 portes

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