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Du pays des nomades bleus

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Qui êtes-vous monsieur Lehnert ?

Yasmine Ouazzani journaliste au magazine Le Courrier de l’Atlas, paraissant à Paris, me contacte au début du mois de mars pour un jeu de question-réponse à-propos de la photographie Orientaliste en général et de Lehnert en particulier. Par manque de place cet entretien n’a pas paru dans le magazine en question (N° 25 daté avril 2009) et Yasmine s’en désole autant que moi puisqu’elle fut obligé de ne citer que quelques extrais (en bleu dans le texte).
Ci-après l’entretien complet…d’où l’utilité d’un blog.

Yasmine Ouazzani : En tant que photographe, quel regard portez-vous sur la photo orientaliste ?
Hamideddine Bouali : J’ai le sentiment que la photographie orientaliste a produit quelques spécimens remarquables, ni plus ni moins que les autres photographies ; la pictorialiste, la documentaire, la surréaliste, l’humaniste… Néanmoins nous sommes en présence non pas d’une école ou d’un style artistique – on n’en connait aucun manifeste écrit ni de chef de file déclaré- mais d’une vision d’un monde par rapport à un autre ou d’un autre. L’orientalisme – singulièrement par l’intermédiaire du vecteur de la photographie – en empiétant sur d’autres domaines – le politique, l’historique, le géographique, l’ethnologique, le touristique – suscite bien évidemment davantage d’interrogations
.

Carte postale N° 897 intitulée “Dans l’Oasis “d’après une photographie de Rudolf Lehnert (circa 1914)

Je trouve par ailleurs la citation de Victor Hugo – qui trouve en 1829 que l’Orient est devenu « Une préoccupation générale »- d’une rare acuité… Bien que la Campagne d’Egypte était depuis longtemps finie, la France, qui demeurait encore sous le charme de cette civilisation décrite, analysée et déchiffrée par ses scientifiques, se préparait à – précisément – occuper quelques pays d’Orient ou considéré en tant que tels. Tout cela me revient à l’esprit dès que je me trouve en présence d’une photographie orientaliste ou à caractère orientaliste ; formulation que j’estime plus appropriée.

Yasmine Ouazzani : Une galerie parisienne, Galerie au Bonheur du Jour, a récemment exposé des photos de Lehnert et Landrock, prises en Tunisie et en Algérie entre 1904 et 1910. On y voit entre autres des nus d’enfants. Que vous inspire l’exposition de telles photos en 2009 ?
Hamideddine Bouali : Le nu est une thématique particulière, alors que dire quand il s’agit d’enfants et de surcroit en photographie ? L’exposition « Controverses, une histoire juridique et éthique de la photographie» organisée à Lausanne l’année dernière et actuellement à Paris évoque plusieurs cas de photographies de nus d’enfants réalisées dans le passé ou aujourd’hui en Occident qui ont fait scandale. Alors le fait que je prenne des gants dès qu’il s’agit de telles images n’a rien à voir avec le fait que je sois né de ce coté-ci de la Méditerranée.
Cela dit, en tant qu’enseignant, je m’oppose à toute interdiction puisque je demeure convaincu que montrer ces photographies, ainsi que toutes autres photos qui pourraient faire polémique (photos de guerre, de propagande, outrageante, attentatoire…) est essentiel puisque didactique. Le travail pédagogique s’inscrit alors dans la recherche des circonstances, des raisons et surtout des utilisations de ces images. C’est un minutieux travail de lecture que d’autres photographies n’exigent pas. En conséquence de ce que je viens d’avancer, je suis convaincu que si toute photographie est à voir dans le cadre d’une exposition, certaines devraient être suivies d’une attention particulière par devoir de précaution vis à vis d’un public en ignorance de cause de l’Histoire et de celle de la photographie en particulier. Dans ce cas précis, il est question d’une différence d’appréciation de la notion de pudeur. L’histoire des mentalités nous apprend que la nudité a été différemment considérée ; sublimation du corps ou son humiliation.

Carte postale N° 742 portant le titre “Types d’Orient esclave” d’après une photographie de Rudolf Lehnert (circa 1914)


Yasmine Ouazzani : Doit-on montrer ces images qui somme toute reflètent un passé et une Histoire ? Où et comment les montrer alors ?
Hamideddine Bouali : Le fait que ces images ont été réalisées à une époque ou nous étions sous protectorat, que ces enfants ignoraient totalement ce que l’on fera de leur image me pousse tout naturellement à la plus grande prudence. En tant que curateur j’estime que la mission d’un commissaire d’exposition ou d’un galeriste s’exerce au beau milieu d’un carrefour périlleux. Au croisement de la liberté d’expression, reconnue plus ou moins universellement à tous (pourquoi limiter ce privilège aux artistes et aux journalistes ?) et de la bienséance appropriée à chaque lieu et en toute époque. « Jusqu’où aller trop loin ? » cette devise en forme d’interrogation serait le parfait credo des curateurs car n’oublions pas que si la culture est là pour nous rassurer, l’art est une continuelle transgression des normes.
Le fait que ces photographies furent réalisées il y a un siècle ne pourrait en aucun cas être considéré comme un sauf-conduit. Ceux qui pensent le contraire ont-ils estimé le temps nécessaire pour exposer certaines photographies de Mapplethorpe, de La Chapelle ou de Diane Arbus sans précaution particulière ?
Exposer ces photographies dans une Médina pendant le mois saint de Ramadan est irresponsable, car là on confond transgression et provocation. Je suppose toutefois que ces mêmes photographies pourraient occuper les cimaises d’une autre galerie sans provoquer de réactions particulières trois mois plus tôt et ailleurs que le centre historique et traditionnel d’une ville arabe. Je suis totalement d’accord avec Benjamin Stora quand il affirme que « L’image nous renseigne plus sur la société qui la regarde que sur elle-même ». Ainsi les photographies controversées de Lehnert qui demeurent, en tout cas pour moi, une énigme ont réussi à provoquer une importante littérature aussi bien élogieuse que calomnieuse.

Yasmine Ouazzani : Doit-on en interdire la diffusion au nom du droit à l’image d’autant plus qu’elles montrent des jeunes pré pubères dans le plus simple appareil ?
Hamideddine Bouali : Non, puisque personne de ces modèles ne s’est porté partie civile !!! D’ailleurs ce droit n’est pas spécifique à cette tranche d’âge, toute personne s’estimant lésée par la diffusion de son image pourrait porter plainte. En l’absence dans le Code civil français d’une mention relative à la transmissibilité du droit à la vie privée, les tribunaux reconnaissent que la dimension patrimoniale du droit à l’image et du droit à la vie privée est transmissible comme tout autre bien faisant partie du patrimoine. On lègue son image tout comme toute autre bien immobilier. Cela voudrait dire qu’un descendant de ces personnes prises pour modèles pourrait soit demander l’arrêt de la diffusion d’une photographie où figure un de ses aïeux s’il estime qu’il y a préjudice moral ou alors demander exactement le contraire : revendiquer une part des bénéfices générés (vente de tirages ou de cartes postales) ! Cela semble loufoque, mais c’est une lecture possible de cette loi.
Par ailleurs le Code tunisien de la protection de l’enfant (promulgué en novembre 1995) stipule que la protection de l’enfance est prioritaire sur toute autre loi. Ce code garantit à l’enfant (toute personne humaine âgée de moins de dix-huit ans et qui n’a pas encore atteint l’âge de la majorité par dispositions spéciales), le droit de bénéficier des différentes mesures préventives à caractère social, éducatif, sanitaire et des autres dispositions et procédures visant à le protéger de toute forme de violence, ou préjudice, ou atteinte physique ou psychique, ou sexuelle ou d’abandon, ou de négligence qui engendrent le mauvais traitement ou l’exploitation. Si ce Code ne peut s’appliquer aujourd’hui aux enfants figurant sur les images en raison de la non-rétroactivité des lois, il est par contre approprié aux jeunes visiteurs des expositions, au cas où celles-ci aient lieu en Tunisie.

Mars 2009

Commentaires
Le dossier intitulé dès la couverture : « Orientalisme, art, histoire ou scandale ? une exposition controversée » semble porter en lui-même le jugement final… pas besoin d’enquêtes ni de débats. Et si c’est justement les trois à la fois…Art ; surement puisque les œuvres de Lehnert ne sont pas dénuées d’un certain souffle artistique. Histoire, forcément car elles ne peuvent se lire qu’à la lumière de la colonisation des sujets photographiés et la biographie du photographe, Scandale ? inévitablement comme pour toute œuvre qui transgresse.
Le Courrier de l’Atlas, comme bon nombre d’historiens, veut absolument faire débuter l’histoire de la photographie dans les pays du Sud de la Méditerranée avec leur occupation par une Puissance européenne (colonisation ou protectorat). Il y a là un non sens, c’est uniquement une coïncidence qui a fait que l’expansion de la photographie (aussi bien là qu’ailleurs) s’est faite parallèlement avec l’hégémonie des pays européens en Afrique et en Asie. La contemporanéité des événements ne veut absolument pas signifier leur causalité. Rappelant que Lehnert était Autrichien et aucun historien sérieux ne pourra l’accuser d’avoir été colonialiste voire raciste !!!
Le dossier (d’instruction) du Courrier de l’Atlas est totalement défavorable à Lehnert. Aucune mention n’a été faite sur la grande qualité de sa photographie – les photos de nus n’étant qu’une mince partie – à part les appréciations de Nicole Canet, gérante de la Galerie Au Bonheur du jour.
D’autre part l’article cite une phrase (hors entretien) tirée d’un livre que j’aurais fait paraitre est pour le moment prématuré. J’ai effectivement rédigé un texte docu-fiction-historique où des descendants d’un modèle faisaient un procès à Lehnert pour droit à l’image. Au cours de ce procès le procureur (faisant son métier) trouve que Lehnert se venge – à sa manière – des orientaux en les mettant à nu. Vienne ne fut-elle pas par deux fois assiégé par les Ottomans ? La Méditerranée ainsi que tout le sud de l’Europe n’étaient-ils pas à la merci des musulmans ? Personnellement je me situe exactement entre les accusations outrancières du procureur et les éloges de l’avocat de la défense.
La dernière phrase de l’article final du dossier, signé Abdelkrim Branine, aurait mieux fait de rester sur l’écran de l’ordinateur du rédacteur en chef que de figurer en guise d’argument indiscutable et définitif sur les photographies controversées de Lehnert : « …des galeristes allemands auraient-ils la possibilités d’exposer à Berlin puis à Paris des photographies de jeunes Françaises dénudées prises pendant l’occupation ? Avoir la seule polémique née l’an dernier lors de l’exposition Les Parisiens sous l’occupation, rien n’est moins sûr… ».
Comment se permet-on de comparer des pays, des époques, des mentalités…et le photographe dans tout cela ?
Encore une fois on fait parler les photos, les historiens, les critiques, les spectateurs mais pas le photographe. Pauvre Lehnert ! Chaque fois qu’il est évoqué, la nuance s’éclipse !!!

Hamideddine Bouali
9 avril 2009

Pour vous faire une idée précise à propos de l’œuvre de Rudolf Lehnert ne manquez pas de visiter le site de mon ami Michel Megnin : http://michel.megnin.free.fr/

A propos de Lehnert vous pouvez consulter mes textes sur ce même blog :
« Lehnert, le retour ». 1 juin 2006
« Administration du visuel » . 31 octobre 2006
« Ce que je pense de l’exposition “L’image révélée” ». 31 octobre 2006
« Une théorie contestable, un fait oublié et une exposition ». 5 novembre 2006
« Amicalement Votre ! ». 2 novembre 2006
« Les miroirs feraient mieux de penser avant de réfléchir une image ». 7 décembre 2006
« La Photographie ne finira pas de parler d’elle ». 31 janvier 2007
« États de la photographie entre le malentendu visuel et la responsabilité du commissaire ».15 janvier 2007

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Bleu-rouge-blanc

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Bleu blanc rose !

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Bleu et blanche

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7abib posted a photo:

Bir Miteur

Col de de Bir Miteur (Sud tunisien) est formé par des sables riches en troncs d’arbres silicifiés, des argiles sableuses et des dolomies cristallines riches en Madréporaires, des Stromatolithes et des moules de Lamellibranches et de Gastéropodes. Age : Oxfordien-Kimméridgien (Jurassique).

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Le photographe de moins de cinquante ans existe-il ?


Cents commentaires !!!
Celui qui se connecte à ce blog pourrait comprendre que les lecteurs se contentent de lire les chroniques sans broncher ! Il n’en est rien. Le système d’envoi de commentaires de Blogger ; le prestataire de service qui héberge ce blog, étant inefficace, certains lecteurs m’envoient leur commentaire directement à ma boite E-mail, d’autres me téléphonent ou attendent l’occasion de me rencontrer pour m’en parler. Une vingtaine de réactions en tout. La (fausse) chronique précédente fut le moins que l’en puisse dire appréciée.

Recherche appareil photo désespérément
Depuis une dizaine d’années j’ai abandonné le suivi de l’évolution des appareils photos. Je n’avais qu’une vague idée, je ne connaissais plus rien aux petites options mais demeurais au courant des grandes innovations. Aujourd’hui je me suis remis à jour. L’occasion – celle de chercher l’appareil qui convient – ne crée-elle pas le larron ?
Sur le créneau des réflexes numériques la concurrence fait rage entre les grandes marques : Nikon, Canon, Pentax, Sony et quelques autres se démènent comme des fous pour offrir au public des appareils perfectionnés. Mais justement que cherche le client Lambda ? Les services marketing de ces grosses firmes disposent de plusieurs archétypes – profil ou portrait robot – tel la célèbre Ménagère de moins de cinquante ans ? C’est elle qui commande l’état du marché, elle regarde la pub, gère le budget de la famille et décide des achats à faire, il était naturel de faire d’elle le public ciblé en priorité.
Dans le monde de la photo, il n’y a pas un seul client possible. Les laboratoires d’études créant un boitier pour une frange donnée d’utilisateurs : l’amateur occasionnel, l’amateur averti, le professionnel et l’expert. Il est logique de penser que ces types d’utilisateurs réservent un budget proportionnel à leur savoir-faire ou du moins à leur potentialité. Il n’est pas aussi erroné de penser que certains clients achètent des appareils dont les possibilités sont au-delà de ce qu’ils peuvent en tirer.
Après avoir jeté un coup d’œil sur l’état actuel du matériel, je me suis interrogé sur le futur des appareils photos. A quelles autres avancées allons-nous être témoins ? Anticipons !!!

Le Mammouth est plus gros appareil photographique jamais construit jusqu’à aujourd’hui.
Il mesurait quatre mètres de long avec un poids de 700 kg.
Il fallait jusqu’à quinze hommes pour le manœuvrer.
Sa plaque de verre atteignait 650 kg, pour 3 m² de surface.
Construit à Chicago pour une société ferroviaire, il reçut le “Grand Prix Mondial” en 1900
lors de l’Exposition universelle de Paris.



Identification digitale
Le déclencheur d’un appareil photo pourrait être un identificateur d’empreintes digitales de l’opérateur, celui-ci en prenant une photo aura automatiquement sa signature digitale sur le fichier numérique. Avec un même appareil plusieurs opérateurs auront chacun sa signature, idéale pour des appareils à plusieurs utilisateurs (famille, agence, club, école de photo…). Safi, mon frère jumeau (celui qui a publié son premier roman, voir fausse chronique XXIX, cela lui fera une autre pub !!! ) pense qu’il sera plus judicieux de réaliser cette signature numérique par l’intermédiaire du viseur qui reconnaitra la forme unique de l’iris de l’opérateur. Effectivement le dessin de l’iris est plus singulier que les empreintes digitales…Cependant on prend aujourd’hui plus souvent des photos en visant et cadrant avec l’écran à cristaux liquide qu’à travers le viseur, au point que certain construction l’ont éliminé de leur produit. Certains ont raison de se plaindre de son absence car il permet une visée précise et confortable dans toutes les conditions. L’écran devient inutilisable dès que la lumière ambiante est plus intense que celle qu’il émet.


Transfert
La transmission des fichiers par satellite depuis le boitier vers n’importe quelle adresse IP sans passer par une carte mémoire sera d’une grande utilité au photographe qui gagnera en mobilité et indépendance. Le grand avantage serait évidemment le faite de ne pas devoir être à la merci de la taille de la carte mémoire. On connait la limite des moyens de stockage. Il y a une douzaine d’années j’avais un ordinateur qui disposait d’un disque dur d’une capacité de 40 Mo ! Avec un Windows (le 3.1), un office (version 5) et un jeu de simulation aérienne Flight Simulator (le 5).
Aujourd’hui ces mêmes logicielles font plus de 30 Go !!! Alors les cartes de 8 Go dites – aujourd’hui – à grande capacité ne le seront plus dans quelques mois, car les capteurs continueront à évoluer et les fichiers obtenus à grossir. La loi de Moore va d’ailleurs vite devenir caduque. La solution serait donc d’envoyer ces gargantuesques fichiers directement vers des banques de stockage plus étendues.

Échelle de sensibilité
Il s’agit ici non pas de la sensibilité du film ou du capteur mais de l’opérateur lui-même : cela pourrait s’appeler aussi échelle d’émotion ; terme qui englobe peur, joie, dégoût, horreur, bonheur… cette échelle graduée aussi bien en positif qu’en négatif servira à conserver une trace de l’état d’esprit du photographe au moment de la prise de vue. Vous vous êtes surement interrogé sur la manière d’obtenir cette mesure !!! Vous ne trouvez pas que j’ai trouvé l’idée (il parait que c’est le plus difficile à faire) c’est aux techniciens de Nikon ou de Canon de prendre la suite ? Je ne prendrai qu’un dollar par appareil construit de royalties sur les ventes !!!

Capteur Multigrade
Avec ce dispositif les capteurs n’auront pas une sensibilité constante, mais variable. Pour un paysage par exemple : les capteurs situés en haut seront moins sensibles puisque situés en face d’une plage lumineuse : le ciel. Alors que ceux situés en bas devront être davantage plus sensibles puisque devant une plage sombre. Cette innovation permettra une restitution plus fine des détails dans les ombres profondes en même temps qu’une fidélité pour les zones claires. En somme une Zone system numérique…si Ansel Adams était là il aurait sûrement approuvé (en m’envoyant un mail de félicitation !!!).

َAprès le GPS le gyroscope
Aujourd’hui plusieurs boîtiers sont équipés de la géolocalisation. Avec cette option, l’opérateur aura automatiquement avec chaque photo,
données EXIF, les coordonnées géométriques, le lieu sera nommé au cas où le GPS serait muni d’une carte géographique précise. Il sera aussi intéressant d’ajouter la hauteur, l’inclinaison, la direction, la date et l’heure de la prise de vue. Ces données seront codées dans un métafichier insécable et indestructible puisque la moindre intervention le détruira inéluctablement. Ce fichier garantira à l’operateur – en plus de la signature digitale – son incontestable paternité.

Données EXIF
Propriétaire de l’image : Hamideddine Bouali
Lieux : 36°’47’ 46 82” N 10° 10 40 39′’ E : correspondant à La Place Barcelone-Tunis
Hauteur : 2, 564 m
Direction de l’axe de l’objectif /nord : 156°
Inclinaison de l’axe de l’objectif/horizon: +5° (objectif dirigé légèrement vers le haut : contre-plongée)
Date : 22 décembre 2008
Heure (GMT): 14h32’56’’
Capteur : 10 Mo
Fichier : 3876 Mo
Image : Raw et JPG (ratio 2/12)
Objectif : (zoom 55-200) focalisé à 76 mm
Ouverture : (5,6 – 32) ouvert à f/7,4
Temps de pose : (2 à 1/8000) réglé à 1/689 s
Appareil : Canon – EOS 450D (Ref :4357729900827663-2006)
Objectif : Tamron (zoom 55-200) (Réf :1244553627721-2007)
Émotivité (échelle allant de -5 à +5) : +4


Concours Lépine ou l’AISA Awards ?
Certains lecteurs vont surement trouver ces idées farfelues voir loufoques (regardez dans le dico ce n’est pas la même chose). c’est le tribut des visionnaires !!!
En 1890 Hurter et Driffield établissent une règle de détermination des temps de pose, elle ressemble à celle accompagnant les films argentique. Soleil brillant ciel bleu f/16 à 1/125 s…Malgré cette aide à la prise de vue, le Colonel Noverre, un amateur de photographie harcela la revue l’Amateur de Photographie de lettres exigeant l’abolition de tout calculs…L’artiste photographe n’avait que faire de la technique.
Trouvant cela une attaque délibéré contre ses recherches sur la sensitométrie, Hurter répliquant le 25 mars 1892 : « Si le colonel Noverre espère se servir d’un instrument à aiguilles pour lire infailliblement, comme sur une montre, le temps de pose exact ; s’il désire un mécanisme automatique enlevant et remettant automatique son bouchon d’objectif au bon moment, il faudrait qu’il attende longtemps »….longtemps ce la voulait dire pour ce cas moins d’une quarantaine d’années, car en 1931 les photographes pouvaient utiliser l’Electrophot, le premier posemètre. Ce longtemps fut un peu plus long pour avoir un « bouchon automatique ». En 1963 le Polaroid Automatique 100 disposa d’une cellule électrique qui fermait l’obturateur proportionnellement à la quantité de lumière réfléchie par le sujet.
Si on prend en considération le faite que la période séparant les découvertes de laboratoire de leur mise à la disposition au grand public ne cesse de s’amenuiser, on pourrait parier que si ces idées sont dignes d’intérêt le terme longtemps se calculera non pas en décades mais en mois.

Le photographe de moins de cinquante cela pourrait être moi !
L’essentiel dans un appareil photo demeure pour moi une facilité d’utilisation. Donnée toute relative d’ailleurs, chacun possède une certaine latitude d’apprentissage qui lui est spécifique. Certains conducteurs n’ont jamais évolué dans la maitrise de leur voiture, alors que d’autres à mesure qu’ils conduisent affines leur pilotage, négocient mieux les virages et estiment l’oreille le régime de leur moteur. Un appareil photo c’est un peu cela. Tous ceux qui sont en train de lire ces lignes et qui ont longtemps utilisé le même matériel savent de quoi je parle. Longtemps – plus d’une quinzaine d’années – je n’ai travaillé qu’avec un Nikon FG muni d’un 80-200 mm et d’un Olympus OM 1 équipé d’un 50 mm. Dans les artères de Tunis, à Aix-en-Provence, devant la Grande Arche de la Défense, dans la Médina de Fès ou chez-moi, je n’ai jamais eu à réfléchir sur leur réglage ; cela se faisait naturellement, j’allais dire : les yeux fermés !!!
Je n’ai jamais été un maniaque des objectifs hyper précis qui coutent la prunelle des yeux, alors que souvent on ignore que le film obtenu – ou le fichier produit – ne sera pas traité ultérieurement avec une égale qualité. Alors à quoi bon acquérir un objectif dont le pouvoir de séparation est très grand – donc très cher – pour en fin de compte voir son fichier traité par une tireuse industrielle qui ne restituera pas le nombre de ligne ? Je demeure convaincu que la première qualité d’un appareil photo c’est la fiabilité. Combien de déclencheurs bloqués, de carte mémoires grillées, de mise au point défectueuses ont fait rater la photo qu’il ne fallait justement pas manquer ?
La seconde qualité d’un matériel photo est son adéquation aux possibilités de l’opérateur. La démarche logique est celle de choisir l’appareil qui convient à la photographie que l’on pratique. Photographe de ville, mon sujet fut toujours l’homme dans la cité. D’autre part mes photographies – en noir et blanc – vont être destinées à être moyennement agrandies. En conséquence de quoi l’appareil qui me convient serait un petit reflexe numérique d’une dizaine de Mo, muni d’un zoom moyen, ayant une gestion optimale – dès l’enregistrement – d’images en niveaux de gris. Le plus difficile est maintenant de trouver parmi la dizaine de marques en concurrence celui qui remporte mon coup de cœur.


Hamideddine Bouali
16 septembre 2008



(*) Le Concours Lépine est la plus grande exposition d’inventions, où le sérieux cotoi le farfelu, l’AISA Awards et le prix européen du matériel photographique (boitier, objectif, accessoire, film…)
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Déclarons la photographie d’utilité publique…< ?xml:namespace prefix = o />
et le photographe bienfaiteur de l’humanité !

Nous vivons des temps difficiles. Les avis de tempête se font de plus en plus fréquents. Les photographes subissent une dure fronde, harcelés par des accusations répétées et souvent diffamatoires. A Lausanne et à Paris deux expositions organisées simultanément déplacent la photographie du prétoire des témoins au banc des accusés.

A Paris
André Zucca (1897-1973), photographe inconnu, jusqu’à maintenant, du grand public se voit organiser une exposition d’une partie de son œuvre. “La vie des Parisiens au temps de l’occupation” est un album coloré – détail très important – d’images d’une période délicate de l’histoire de France. L’exposition eut un immense succès et dès que des voix se sont élevées pour réclamer son arrêt, l’affluence augmenta sensiblement.
Dresde horriblement anéantie, les insoutenables charniers béants, les abominables camps d’exterminations, le traumatisme de l’enfant du ghetto de Varsovie, la boucherie d’Omaha Beach sont les épisodes marquants de la seconde guerre mondiale faisant partie de notre mémoire collective, les documentaires filmés et les reportages photos en sont la représentation.
Notre Livre d’Histoire de la seconde guerre mondiale ne comporte aucune image facile à voir. Nous avons ainsi été conditionnés, pour finir convaincus qu’en temps de guerre, la vie est, constamment, insupportable. Les expressions de joie n’étaient visibles qu’à la Libération… drapeaux au vent, sourires de bonheur et discours faussement improvisés. C’est ce que, jusqu’à maintenant, on nous donnait à voir.
En effet, on a tendance à croire que pendant les conflits armés, le quotidien des pays en guerre et la vie des populations dominées sont toujours douloureux. S’il est vrai que l’absence de liberté est infernale, il n’en demeure pas moins que l’homme résiste de différentes manières à l’oppression. L’espérance que cela finira un jour, la débrouille et l’entre-aide permettent de survivre en attendant des jours meilleurs. On croit tous qu’aussi persistante soit-elle la pluie, le beau temps surviendra !

Cet espoir fait vivre.

Que croyaient ceux qui se sont sentis offusqués aujourd’hui en voyant les photos de Zucca ? Que de 39 à 45 ce n’étaient que bombardements, rafles, tortures et pelotons d’exécution ?
Les moments de grandes souffrances, les jours de deuil et les râles de désespoirs étaient précédés de cures de nonchalance salutaire et suivis par des promesses de lendemains de délivrance. Si ces photos étaient en noir et blanc, le constat en serait différent. Un chapeau rouge, une robe bleue, un ciel azur, une voiture marron, un visage rose…cela fait, pour certains, douteux en temps de guerre. La vie aurait dû être, selon eux, restituée en nuances de gris, grisâtre, grisaille…
Les uniformes, eux, sont toujours sombres, quel que soit le procédé photographique utilisé.

Quelle meilleure parade aux fausses lectures des photographies que l’exposition “Palestine, la vie tout simplement” qui a lieu en ce moment sur la Pont des Arts. Résultat d’une commande passée à deux photographes palestiniens, reconnus sur la scène internationale, Rula Halawani (invitée des Rencontres de Ghar El Melh en 2004) et Taysir Batniji. Michket Krifa, notre Michket, celle qui fut parmi nous lors des préparatifs des 4e Rencontres de Ghar El Melh est le commissaire de cette exposition. Des photographies de Palestiniens en train de vivre…n’est ce pas la plus valeureuse des résistances que d’être enceinte en temps de guerre, d’aller à l’école alors que la moitié de celle-ci fut bombardée la veille, de plonger dans une piscine à quelques heures d’un couvre-feu. Il n’y a pas mieux que de continuer à vivre pour saper le moral de l’adversaire.

L’histoire, la grande Histoire, a retenu le nom et l’épopée des grands hommes, chefs de guerre ou fins stratèges, mais n’a pas assez insisté sur l’exemplaire bravoure des peuples. Au Ghetto de Varsovie, à Stalingrad (aujourd’hui Volgograd) assiégé, à Gaza meurtrie, les hommes armés d’espoir et chargés de volonté de vivre ont fini par vaincre (ou vaincront). Comment cette exposition sera-t-elle perçue quand la Palestine serait pleinement aux mains des siens ; les Palestiniens ?
Aujourd’hui nous connaissons le contexte, mais ceux qui la verront, disons dans quelques années, sauront-ils la regarder sans tomber dans les excès constatés dans l’expo de Zucca ?

Revenons à Zucca. Est-il nécessaire de préciser que le contexte de l’époque est différent de celui d’aujourd’hui. Ceux qui ont vu ces photographies sont-ils censés savoir que Zucca avait utilisé les premiers films couleurs commercialisés, qui avaient une très faible sensibilité (16 asa). Zucca était donc obligé de les utiliser par grand soleil…d’où l’amalgame et la confusion entre beau temps et la joie de vivre !!!
Certes Zucca travaillait pour la revue de propagande nazie Signal, tout comme le contingent de photographes et de cinéastes des pays alliés faisait de même pour leur propre camp.
A la guerre comme à la guerre. D’ailleurs toutes les armées possèdent un service cinématographique et photographique, qui faisait partie d’un arsenal, que chacun utilisait à sa manière et pour son profit afin de montrer que le bon côté c’était lui. L’utilisation de la photographie à des fins de propagande ne date pas de la seconde guerre mondiale, depuis la Guerre de Crimée et la bataille de Gettysburg les photographes sont devenus l’un des maillons d’une longue chaîne d’influence dont le produit de leur métier, les photographies, est la seule partie visible !

Jean Baronnet cinéaste et commissaire de l’exposition, trouve étrange le changement du titre (Les Parisiens sous l’occupation fut changé en Des parisiens sous l’occupation), il remarque que : ” le premier de ces titres me semblait, à moi aussi qui suis le commissaire de l’exposition, imprécis ; je préférais celui que j’avais proposé, “Les couleurs des années noires”, et qui m’a été refusé… Instruit par l’expérience précédente, je me voyais mal raconter une histoire de l’Occupation lisse et sans scories … une histoire dans laquelle on parlerait de Jean Moulin, mais sans évoquer ceux qui l’ont livré à Klaus Barbie “.
À propos de l’étoile jaune, qui n’était visible – selon un grand nombre de visiteurs – que dans deux photographies, Delfeil de Ton (chroniqueur au Nouvel Observateur) constate à juste titre en remarquant que “Deux photos d’étoiles jaunes ? Une seule suffit, elle dit tout”.
Jamais une exposition n’a suscité autant de passion de la part du public, des critiques et des organisateurs. Presque quotidiennement les organisateurs ont essayé de rectifier leur choix précédents. Après le titre, ce sont les écriteaux, les textes d’introduction qui furent constamment remaniés selon les critiques de la veille.

Jean Baronnet, constate que : “La mairie de Paris vient d’inventer un nouveau concept d’exposition, celui de l’exposition à présentations variables ; happening permanent dont les variations deviennent un intéressant sujet d’étude”.
“Comment exposer la photographie ?”, Ce titre est celui d’un débat organisé à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris le 29 mai dernier. “Quelles sont les particularités d’une exposition de photographies au regard d’autres médias ?”, “Photographie et la propagande ? “, “Quel est le rôle des expositions dans la transformation de notre regard sur la photographie ? “, sont les autres thématiques traitées.
Il a fallu le tremblement de terre causé par l’exposition Zucca pour que l’on soit poussé à chercher à y voir plus clair. Le dernier des cinq débats en marge de l’exposition, “Vérités de l’image, vérités de l’histoire” a été organisé avec la Ligue des droits de l’Homme, qui tient à préciser qu’elle : “attache un grand prix à ce que les œuvres ne soient pas censurées, mais débattues dans l’espace citoyen, notamment par la voix de son Observatoire de la liberté de création. Elle affirme que le libre accès aux œuvres est un droit fondamental à la fois pour l’artiste et pour le public et qu’il revient aux médiateurs, que sont notamment les commissaires d’exposition, d’informer le public sur le contexte (historique, esthétique, politique), et sur l’impact du contenu de l’œuvre, quand il pose problème. Toute forme d’interdiction, ou toute forme de sanction à raison du contenu de l’œuvre doit être évitée”.

A Lausanne
“Controverse” est une compilation de photographies qui ont créé la Une non pas par leur contenu mais par leur existence même.
Voilà une nuance à expliciter. C’est ce que tente de faire l’ouvrage “Une histoire juridique et éthique de la photographie ” de Daniel Girardin et Christian Pirker, paru chez Actes Sud. Les auteurs constatent ; “C’est une compilation d’images, sujette à polémique et prêtant donc à des controverses juridiques, depuis l’invention de la photographie…Un résumé des angoisses du temps “.

Est-ce la faute à Fournier, si la petite Omayra Sanchez fut engloutie par une dantesque coulée de boue ? Que peut faire Eddie Adams face à la volonté d’un assassin à l’instant où il tire, à bout portant, sur la tempe d’un Viêt-Cong ?
Ce problème s’avère insoluble car il est un réel cas de conscience ; des libertés fondamentales s’opposent. D’un côté la liberté d’expression du photographe et de l’autre celle de tout être humain de disposer, à sa guise, de son image. D’ailleurs les organisateurs de l’exposition ont admirablement choisi leur titre.
Le mot controverse nous rappelle celle de Valladolid, où Charles Quint réunit des juristes et des théologiens afin de déterminer la manière dont les Indiens peuvent être légitimement soumis et convertis. On alla jusqu’à chercher à savoir si ces “sauvages” étaient des humains !
Aujourd’hui à Lausanne, les organisateurs semblent demander aux photographes ! “Avez-vous une âme ?”.

A Ghar el Melh
Une table ronde organisée lors de la présente édition(*) des Rencontres tentera de faire avancer le débat même si l’on sait par avance que le problème, ou la controverse, perdurera. Tout comme à Valladolid au temps de Charles Quint, à Lausanne en mai dernier – où un concours de la meilleure défense des photographes fut organisé – à Ghar el Melh, aussi, il est presque certain que les arguments des plaidoyers et les charges des réquisitoires se neutraliseront.
A Ghar El Melh, il y a trois ans, j’ai projeté à l’intention d’une trentaine d’enfants un diaporama constitué de photographies réalisées par de grands reporters. Quand apparut la photo de l’agonie d’Omayra, je leur ai demandé s’ils auraient, comme Fournier, fait cette photo. Comme cela était prévisible, tous ont été scandalisés à la vue de cette image insoutenable et ont sans hésiter affirmé leur refus de déclencher. Mais une petite main levée semblait dire le contraire. Une jeune fille d’une dizaine d’années, avec une voix à peine audible, prit la parole : “Monsieur, moi j’aurais réalisé cette photo”, un brouhaha indescriptible suivit ses mots. Je lui demandais, alors, de s’expliquer. Elle précisa sa pensée : “Je ferais cette photo, afin que l’on prenne les précautions nécessaires pour que cette tragédie ne se répète plus”.
On savait, que la vérité pouvait sortir de la bouche des enfants. Cette fillette pourrait avoir trouvé – à ce paradoxe cornélien mettant aux prises le photographe et son sujet – un jugement à la Salomon. Au lieu de chercher à savoir qui a tort et qui a raison, n’est-il pas judicieux de trouver une manière d’en tirer profit au bénéfice de tout le monde. C’est en me souvenant de ses paroles que j’ai composé le titre de cet essai.

S’il est impossible d’imaginer le déroulement des débats, il est par contre utile de conclure par une interrogation : pouvons-nous imaginer un monde sans photographes ? Des journaux sans illustrations ? Des galeries sans photographies ?
Un monde sans Fournier, Adams, Cartier-Bresson, Caroll, Toscani, Zucca ou Halawani serait aveugle. Cependant, il est temps de reconnaitre l’incontournable rôle des commissaires d’exposition, car les photographes – en regardant dans leur viseur – ne savent pas où mettre les pieds.



Hamideddine Bouali
Vice-président des Rencontres

In Le Catalogue des 6e Rencontres Internationales

de la Photographie de Ghar el Melh
PP 106-109

26-30 juin 2008

(*) Table ronde qui n’a pas eu lieu faute de temps, mais que j’organiserai bientôt hors Rencontres

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Bleu!!!

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Nuage de coton

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L’arbre bleu

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hammamet - 06

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hammamet - 04

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Une ruelle à la medina de hammamet

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