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On the move

My natural habitat is the no man’s land.
Seat 9F, the train now departing from platform 4, the nocturnal highway.
I live in the wide-open.

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Das Rote Pferd

My new wheels! (here still with the temporary German plates)

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Exposer n’est pas (nécessairement) festoyer

Chronique des chroniques
Il parait que j’en fait trop ! On me l’a fait vaguement savoir. Puis on me l’a dit parce que je ne l’ai pas compris du premier coup. Quand je me mets à travailler j’oublie le passage des jours, si je veille tard j’enjambe des minuits de suite, suivis d’une très grasse matinée. Dans mes écrits les superlatifs se suivent et se rattrapent. Si j’aime, je couve puis j’étouffe, mais ici qui peut le plus ne peut pas forcément être capable du moins, parce que je ne sais pas haïr. Je parle sans ponctuation et celui qui m’écoute risque de se demander : “où veut-il en venir ?”. Outrance en tout, au point que de mes paroles on retient moins la substance que la forme. Alors que faire ? Revoir ma façon de vivre, d’écrire, de parler ? ou bien garder tout en place et dire tout haut :”Cette outrance c’est moi, ce que je suis, ce que je fais et je n’y peux rien ?” .

Le 25 avril remise du prix littéraire Le Comar d’Or. Safi, mon frère jumeau, présentait son livre (1). En deux mots et un chiffre cela parle de la navette spatiale, de Palestine et du chiffre 17 (j’ai tenu parole). Le lendemain ce blog enregistra le 17000e visiteur. Si
je vous dis que Safi et moi avons commencé nos entreprises– lui son roman et moi mon blog – sans nous concerter en juin 2006 il y a de quoi s’interroger sur la numérologie.
Dommage que le jury a raté une occasion de reconnaitre un premier grand anti-roman, il méritait un prix spécial, celui que l’on remet à une œuvre qui transgresse les conventions. Peut-être que Safi a trop désobéi, il aurait dû attendre 2023 !
Le toujours présent Jacques Pochart – qui m’écrit et réagit à chaque texte – trouve qu’il fallait oser…parler de Marilyn (2) et ce malgré tout ce qui a été dit à son sujet, d
’autre part il félicite lui aussi Jenaina pour sa rédaction (3) et espère que les jeunes de Palestine et d’Israël aient comme elle de la clairvoyance, qualité qui manque aux adultes.

La jetée. Photographie Hamideddine Bouali
Rade de Marseille depuis Le Carthage le 31 octobre 2008

Alerte
Je reçois quotidiennement des dizaines d’alertes Google. Je vous conseille de faire de même : demander à Google de vous envoyer toutes les fois que cela parait dans le web un mot que vous aurez choisi. “Photographie” peut très bien vous être signalé quand on annonce un concours, une exposition, un nouvel appareil ou la parution d’un livre. Mais il se peut que vous receviez un mail intitulé : “Cette étude est une photographie objective du chômage en France” !
Une alerte-Google est venue perturber ma journée. Sur le site Rue89, Louis Mesplé signe un texte intitulé «A Masha Bruskina, pendue à Minsk, exposée à Paris ». L’auteur s’insurge contre l’exposition « Controverses » qui se tient en ce moment à Paris en ces termes : « Vous êtes aujourd’hui accrochée ( l’auteur parle de la photo de Masha Bruskina pendue par les nazis en 1941) au milieu d’un bazar de photographies, sur le même plan (et pans de murs) que la dernière photo d’une princesse bêtasse et la première de la fée Clochette, d’un fantôme, de faux scandales mais de vraies photos marchandes de Toscani, Bourdin, Meisel, de lisses pré-adolescentes… Certes, vous avez, à vos côtés, ou plus loin, des compagnes et des compagnons du malheur et de l’horreur : une victime d’un pogrom à Lvov (Pologne), la petite fille d’Armero (Colombie) dans sa flaque de boue mortelle, et celle qui va mourir de faim au Soudan sous la surveillance d’un vautour, les prisonniers d’Abou Ghraib, des fusillés, des décapités… ».
En fin d’article l’auteur évoque les derniers instants de la suppliciée et les compare à ce qu’il ressent à la sortie de l’exposition :
« Des témoins qui vous ont connue parlent d’une jeune fille intelligente « au caractère intègre ». Ils se sont souvenus que vous aviez, dans cette rue de Minsk, « marqué les esprits par votre calme et votre dignité ». Ce ne sont pas ces derniers mots là que j’emploierai pour définir cette exposition ».

Controverses est une exposition sur la mort
J’ai maintes fois évoqué le cas des photographies scandaleuses et je m’interroge toujours autant sur les circonstances de leur réalisation que sur la manière de les exposer…parce qu’il faut finir par les montrer un jour ou l’autre. Depuis l’organisation de l’exposition Controverses l’année dernière à Lausanne et sa reprise maintenant à Paris on peut dire qu’elle a fait couler beaucoup d’encre (4) mais rarement comme l’a fait Mesplé.
Le problème n’est pas ici l’exposition de la photographie de Masha suppliciée mais le fait qu’elle le soit à proximité d’autres moins funestes et surtout dénué du caractère documentaire considéré par l’auteur comme étant prioritaire.
« Controverses » ressemble à toute salle d’attente. Les photographies exposées se parlent comme des inconnues n’ayant de points communs que cet instant particulier où leurs rendez-vous se sont chevauchés. Après, qui sait si elles se reverront un jour. Devons-nous leur demander de sympathiser ou de se ressembler ? La comparaison vous semble exagérée ? Une exposition-compilation est à l’image de toute manifestation collective. Lisez le synopsis des films concourants pour la Palme d’Or de Cannes, ou le résumé des romans en lice pour le Comar d’Or, et vous serez étonnés par la diversité des sujets traités.
A Cannes le vrai faux documentaire (Moore), l’amourette à l’eau de rose, le film français de service, la superproduction Hollywoodienne, le film bouleversant à ne pas manquer, le film à scandale et quelques spécimens du cinéma – toujours inattendus – d’Extrême Orient…beaux et surtout disparates plateau. Pourquoi ne crie-t-on pas au scandale ? Parce qu’à « Controverses » c’est la mort qui rode à chaque recoin. Pendus, engloutis, égorgés, torturés à mort, faux suicidé, crevés de faim, accidentés, beautés passée, anciennes gloire…La mort lui arrive souvent de se déguiser. Relisez Allan Edgar Poe.
Quel beau lieu pour exposer des images à lire, à feuilleter, à parcourir, à marquer, à mettre à l’index, à ranger, à jeter, à relire, à prêter, à dédicacer que les étagères de livres Car après avoir investi le Musée de Lausanne, cette exposition trouve idéalement sa place à la Bibliothèque Richelieu à Paris. L’ajout du sous-titre « Photographies à histoires » fut intelligent. Les forums de discussion on été pris d’assaut pour crier au scandale : Pourquoi exposer des photos macabres, des images dégoutantes, des vues insupportables, des œuvres scandaleuses ? Oui pourquoi ? Parce que l’on confond montrer et fêter. Tout comme lire un texte dans un livre, regarder une image dans une galerie d’exposition n’est pas toujours heureux.

Exposer n’est pas festoyer
Certes être invité, se voir servir un cocktail, se soumettre à des éclats de flash, saluer les uns, embrasser les autres ressemble à une kermesse. Si un vernissage a certes un coté festif, il n’en demeure pas moins que disposer des photographies dans un espace n’a rien de ludique. Qu’est ce qu’une exposition ? pourquoi montrer ? à qui ?
Un photographe expose pour clore un travail, il semble dire : « voilà ce que j’ai vu, comment j’ai vu ou pourquoi j’ai vu ». j’ai posé la question lors de la dernière exposition chez Mach (lisez Mahmoud Chelbi responsable de l’espace d’exposition l’Aire libre d’El Teatro), Mohamed Ali Belkhadhi répond par un long silence plus qu’éloquent, Omar Ghdammsi qui expose bientôt affirme : « pour s’exposer », Mahmoud Chalbi : « pour exploser »….ceci est du côté des exposants, mais que pensent ceux qui visitent, ceux qui achètent, ceux qui critiquent ? Vaste débat qui ne peut être complet sans la principale, la première, la plus importante : c’est quoi un artiste ?
Quelque jours plus tard on me fit l’honneur de me nommer membre du jury du Grand Prix de la Ville de Tunis des Arts Plastique. J’ai regardé des peintures, tournoyé autour de sculptures, vu mon reflet dans des céramiques et lu des photographies. En mon âme et conscience j’ai voté.
Encore une fois je ne comprends pas comment des photographies peuvent-elles porter l’étiquette « Art Plastique ». je sais qu’encore une fois on va me taxer de réactionnaire, je m’expliquerai la prochaine fois, sinon ce texte s’étirera davantage et on dira encore que j’en fais trop.
Le lendemain, le presque tout Tunis était là pour la cérémonie de remise des prix. Dans la grande foule des gens qui montaient et redescendaient l’escalier, les visiteurs qui passaient et repassaient de salles en salles et les groupes qui s’agglutinaient autour des amuse-gueules (cela s’appelle comme ça) quelqu’un à crié : « Il y a trop d’artistes !!! ». Allez savoir s’il confond l’affluence du public avec les membres de l’union des plasticiens tunisiens ou s’il parlait du nombre d’œuvres accrochées…j’aurais dû le lui demandé ? Non je connais la réponse, valable ici comme ailleurs.
Aujourd’hui comme jadis trop de gens se croient artiste, quelques uns vont jusqu’à se présenter ainsi. Je pense qu’artiste n’est ni une fonction ni une situation mais le sommet d’une échelle de valeurs. Artiste ; cela veut dire individu hypersensible excellant dans un domaine artistique et donnant des émotions à vivre. Si on peut affirmer qu’une œuvre est artistique, seule la postérité décide qui a mérité de porter le titre d’artiste .
Sans « Controverses » et le texte de Mesplé, je n’aurais pas connu Masha et appris les circonstances de sa mort. Mais d’autres part à l’instant où je suis attristé par le sort de cette combattante pour la liberté je me désole pour le nombre incalculable de victimes sans noms ni visages qu’on enterre à la nuit tombée. Nous sommes encore loin du jour où en dira qu’on en a assez de ces photographies !!! Il y aura toujours des écrits pour dénoncer et des expositions pour montrer – avec ce qu’il faut comme accompagnement pédagogique – ce que l’homme est capable de commettre de plus vil.
Arrêtez de faire la guerre et il n y aura plus de photos de guerre !!! L’équation est simple.

Hamideddine Bouali
26 avril 2009

(1) “Terre promise texane, sur les traces de Columbia” de Safieddine Bouali, édité à compte d’auteur en 2008.
(2) voir Chronique osée du 29 mars 2009
(3) voir Chronique aquatique du 31 mars 2009
(4) voir sur ce même blog Chronique XXV ” Déclarons la photographie d’utilité publique…et le photographe bienfaiteur de l’humanité !” : http://du-photographique.blogspot.com/2008_07_01_archive.html

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Contemplation

Questions de temps

Temps d’écouter
J’ai reçu un e-mail m’invitant à une visite guidée de l’exposition « Distance et proximité» organisée par le Goethe Institut de Tunis(1). Mais, je me suis trouvé dans une situation surréaliste puisque j’ai dû écouter une phrase dans la langue de Schiller puis sa traduction dans celle de Rabelais pour pouvoir la comprendre en arabe (je le suppose ! En fait, a-t-on tranché cette question existentialiste de savoir dans quelle langue saisissons-nous les choses… !). Entendre une phrase du genre: « Thomas Ruff photographie les détails des intérieurs de maisons et en a fait un style… » ou encore : « Cette photographie qui parait ne mettre en scène qu’une salle vide est en fait celle qui a connu un grand événement historique : la division de l’Allemagne lors de l’Accord de Postdam ». Et pour finir, entendre : « Gurski est un des photographes les plus connus et les plus côtés [sans aucune autre justification]…il photographie les gens dans des espaces immenses car encore enfant et habitant la campagne il avait peur d’être rejeté » sont des commentaires qui ne valaient pas le déplacement. Je ne dirais pas « fin de citation » puisque il pourrait y avoir dans ces immenses salles du Palais Keireddine des échos maléfiques qui auront dénaturé les paroles de cette jeunes allemande venue spécialement de Germanie pour nous expliquer, soit ce qui était devant nos yeux soit de justifier maladroitement ce qui n’avait pas lieu de l’être. C’est ce que l’on inflige souvent à l’art contemporain : un discours essayant de lui faire dire ce qu’il n’a jamais prétendu revendiquer
… L’art contemporain se contente d’affirmer qu’il est là…Tout simplement.

Temps de faire
Dans ma dernière chronique(2), j’évoquais le grand photographe Avedon à travers une description du portrait qu’il avait réalisé du sénateur Obama, aujourd’hui, je viens vous parler d’une autre image signée aussi Avedon.

Dovima et les éléphants. Richard Avedon. 1955

Cette photographie révèle une grande maîtrise, aussi bien de la technique que du langage photographique. D’abord, rares sont les personnes qui remarquent que ce cliché est en noir et blanc tant la force qui en émane bouscule notre quiétude bien avant que nos cônes et nos bâtonnets de notre rétine ne s’en rendent compte ! Le contraste poussé à outrance dans le choix des éléments de composition est si intense que la palette chromatique est devenue comme par magie une question secondaire. Le modèle est d’une grâce féerique. Profil hautain et snob, cou interminable, décolleté audacieux, corps enveloppé dans un fourreau sombre, Dovima, mannequin de chez Dior, semble charmer (étymologiquement cela s’entend ensorceler) que ce soit ceux qui regardent son dos ou ceux qui contemplent sa face.
Certains ont vu dans cette image une évocation du conte de Jeanne-Marie Leprince : La belle et la bête…ils se sont trompés. Ou alors nous les avons mal compris…qui est la bête et qui est la belle ? Ces éléphants sont-ils furieux ou pris de panique ? N’avez-vous pas l’impression que nous autres spectateurs sommes en fait de part et d’autre de Dovima…nous aussi, sommes enchainés, démunis, incapables de faire quoi que ce soit devant cette créature mi-ange mi-démon. Les allusions mythologiques ou érotiques que suscite cette photographie sont innombrables…
Avedon, contrairem
ent au portrait d’Obama qu’il nous livrait tel quel, se faisant passer pour un Photomaton de hall de gare, se place ici dans le fauteuil du metteur en scène ; disposant les composantes de son image à sa guise pour nous en faire voir de toute les couleurs…

Temps de crise
Claude Perez revient occuper les cimaises de l’Aire Libre d’el Teatro(3). Je l’ai déjà dit et je le répète, ses récentes photographies n’ont rien à voir avec ses œuvres antérieures. Une raie de lumière se réfléchissant dans la mer, un personnage passe, à pas lent, en course ou nous offrant son profil et hop une photo…c’est dans la boite coco. Le photographe « s’amuse », après, à les multiplier à l’endroit à l’envers…à satiété. Permettez-moi cette analogie, de loin cela fait une série de motifs donnant un certain effet papier peint.
Personnellement je n’ai ressenti aucune émotion devant ces photographies-puzzle que l’on accole tète bèche, ou en frère siamois !!! Tout cela est une question de goût, mais quand on lit la liste des œuvres exposées on est surpris (moi en tout cas) de lire que vous pouvez devenir possesseur de cette œuvre pour 3500 dinars. Là, nous sortons du domaine des opinions et des préférences pour entrer de plein pied dans celui de l’économie. Nous n’allons pas faire la somme du prix du tirage, du cadre, de l’amortissement de l’appareil photo, des frais de déplacements, du pourcentage à concéder à la galerie en cas de vente…Non cela serait déplacé ! Puisque en fin de compte nous pourrons trouver, par simple soustraction, la valeur du travail artistique.
Mais, jetons un coup d’œil à la cote de quelques photographies vendues aujourd’hui en France. Avec 3500 dinars, un peu plus de 2000 €, vous pouvez vous offrir (pour les fêtes de fin d’année) ou vous permettre d’accrocher dans votre séjour un Portrait d’un enfant déguisé en arlequin réalisé par Lucien Clergue (tirage argentique signé par le photographe de format 22 X 28,5) à 280 €, pour 300 € vous serez l’heureux acquéreur d’un superbe Nu académique de Jean François Jonvelle ( tirage de format 30 X 40 cm avec cachet à sec officiel du photographe) ajoutons dans le caddy une œuvre de Mario Giacomelli intitulée La Buona Terra (tirage au platine signé, de format 15 X 10 cm) à 130 €, allez ! Ajoutons de la fantaisie ! Un magnifique tirage couleur, d’époque, en superbe état de format 20 X 25 cm d’Apollo 10 en orbite autour de la Lune au prix de 130 € (un tirage similaire fut adjugé précédemment à 1000 €). Le restant de la monnaie servira à s’acquitter des frais de port !


Temps d’envoyer vos photos au World Press
Il y a un mois, je découvre une info bizarre sur le site de l’Arab Press Network. « La majorité des images les plus fortes aujourd’hui viennent du conflit qui déchire la région arabe, mais ce sont souvent des photographes non arabes qui prennent ces clichés. « World Press Photo est conscient de l’importance d’encourager et de soutenir les photojournalistes dans leur propre région », assure Michiel Munneke, directeur de la fondation organisatrice du World Press, qui explique que la fondation est actuellement engagée dans des programmes de formation pour les photographes en Égypte et au Maroc, et a pour projet de mettre en place des sessions de formation au Moyen-Orient.…Les inscriptions au concours World Press Photo sont ouvertes et, cette année, les photojournalistes arabes sont fortement encouragés à participer et à exposer leurs talents…Pour l’édition 2008 du concours World Press Photo, nous avons vu une augmentation de 28 % du nombre de participants du monde arabe, mais nous restons néanmoins convaincus qu’un plus grand nombre de photographes de la région ont la capacité d’entrer dans la compétition », déclare Munneke.
Que cache cette insistante invitation ? Est-ce une des conséquences de la polémique née de la consécration de la photo de Spencer Platt réalisée à Beyrouth en Août 2006 ? J’ai déjà évoqué dans une de mes chroniques que si le prix était mérité, le fait d’inviter à la cérémonie de remise des prix du World Press Photo ceux qui figuraient dans la photo était étrange pour ne pas dire compromettant (4). Aujourd’hui, cette invitation vient confirmer mes suspicions. Le jury allait-il avoir comme consigne de favoriser les participants d’origine arabe ? Y’a-t-il volonté d’inverser les rôles…en lieu et place d’un photographe venu d’Occident pour couvrir un événement, le plus souvent sanglant, en pays arabe, le jury va-t-il consacrer un photographe libanais ou irakien (ou autre) auteur d’un reportage sur les élections américaines ou le crash de Wall Street ? Après le temps de l’orientalisme voilà venu le temps de l’occidentalisme. Si vous êtes photographe de presse envoyez sans plus tarder vos œuvres au World Press Photo, peut-être seriez-vous l’heureuse victime de cette discrimination positive. Edward Saïd n’avait pas prévu cela.
D’ici la date de la parution du palmarès 2008 en février prochain, Mach (Mahmoud Chelbi) me confirme que l’expo du WPP, édition 2007, sera parmi nous en janvier prochain…à suivre.

Temps des bague(ettes) magiques
La rédaction du journal Le Figaro a supprimé de la photo de Rachida Dati, la Garde des Sceaux, une bague de grande valeur. Baptisée « Liens » de chez Chaumet, le bijou est en or gris pavé de diamants, avec deux liens pavés de diamants, ce joyau a été évalué à 15600 €. Information glanée du site Rue89. Débora Altman, responsable de la Une du Figaro a indiqué: “La “Une” parlait du malaise entre Rachida Dati et les magistrats. On a trouvé que la bague se voyait trop et on l’a enlevé pour ne pas que les gens se focalisent sur ça et que ça créé une polémique sur le côté bling-bling. Ça a été fait dans l’urgence, il était 20h29 et on devait boucler à 20h30″. Les forums de discussion ont été juste après la parution de l’information pris d’assaut.

La Une du Figaro du 19 novembre et la photo originale réalisée par François Bouchon le 17 juin 2008

Effectivement, montre en main, cela m’a pris moins d’une demi-minute, avec le logiciel CorelPhoto Paint (TM), pour débarrasser l’annulaire en question de son lourd fardeau. Mais, toute une vie ne suffirait pas pour prendre la lourde décision de retoucher une photographie de presse, censée fournir une information correcte autant que l’article qui l’accompagne. Un acte d’une grande gravité. Je n’ai peut-être pas assez cherché celui, (ou celle !!!) possédant un sens de l’observation et une mémoire photographique aussi précise, ayant découvert la supercherie. Il (ou elle) mérite un satisfecit.
A croire qu’ils sont fous ces Gaulois, pour parodier la bande dessinée Astérix. Un ministre qui ne peut pas s’offrir, ou se fait offrir une bague de grande valeur, sans que le ciel ne lui tombe sur la tête, un responsable de rédaction qui joue à la baguette magique (outil de retouche de Photoshop), un inconnu qui découvre le tour de passe-passe, des internautes qui cherchent dans les catalogues des joailliers le nom du bijou et sa valeur, d’autres qui le comparent aux boucles d’oreilles de Ségolène Royal, alors que quotidiennement – à l’heure du passage des éboueurs – on ramasse des SDF morts de froid…Mais où va la France par Toutatis !!!

Temps de lire
Un grand nombre de personnes se plaignent de la longueur de mes chroniques. S’il est vrai que contrairement aux autres blogs celui-ci se singularise par des textes d’une certaine étendue, il faudrait préciser que la fréquence de publication n’est pas la même. Certains bloggeurs publient un post par jour, d’autres le font sans périodicité particulière alors que du-photographique conserve un rythme d’un texte par dizaine de jours…Amplement le temps de lire et de réagir s’il y a lieu de le faire. La lecture du portrait d’Obama (2) ayant été, dans l’ensemble, agréablement accueillis, je réserverais dans mes prochaines chroniques un chapitre pour lire une photo qui m’a marqué et donc influencé ma pratique photographique.

Hamideddine Bouali
10 décembre 2008

(1) (Ana)Chronique XXXVI ; « Le surmoi de la Photo !!! » du lundi 10 novembre 2008
(2) Chronique XXXVII ; « Ecce Homo » du vendredi 21 novembre 2008
(3) Chronique XXI ; « Une brève histoire du temps » du mercredi 21 mai 2008
(4) Critique V « Image presque parfaite d’un monde qui ne l’est pas ! » du vendredi 21 décembre 2007

N.B. : Vous trouvez que ce blog a du mérite ? Votez pour lui dans la catégorie Meilleure Blog en Français du challenge en cliquant sur ce lien : Tunisia Blog Awards 2008…merci d’avance.


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Transports divers

Le Carthage au port autonome de Marseille en partance pour Tunis.Photo Hamideddine Bouali.
Le 30 octobre 2008 à 13h45. Montage de 3 photos avec un petit Powershot de Canon

Je me suis trouvé embarqué sans m’en rendre compte dans une croisière en Méditerranée : un aller-retour Tunis-Marseille – trois jours en tout et pour tout – pour des raisons professionnelles. Je suis en fait mandaté pour faciliter le transfert des concurrents qui participeront à la 9e édition du Grand Prix de Tunis (1e et 2 novembre). Manifestation organisée par la Municipalité de Tunis.
Un beau sujet pour les photographes des sports mécaniques. Il est rare d’avoir dans le collimateur de son appareil photo : une vénérable Bugatti 37, une indomptable Ferrari Testa Rossa ou fait exceptionnel pour la présente édition : une Alfa Roméo P3 celle-là même pilotée à Tunis en 1938 par le légendaire Nuvolari (surnommé le Mantovano volante). Pour les spotter, signalons aussi la présence d’une Alfetta 159 qui a remporté haut la main le premier championnat F1 en 1959.
Un plateau royal pour le 80e anniversaire du Grand Prix de Tunis et les 150 ans de la Municipalité de la capitale. Il sera donc naturellement question dans cette chronique de transports.

Petit inventaire à la Prévert
J’estime avoir emprunté un panel de moyens de transports assez disparate : avions de transport civil pour de fréquents voyages en Europe, avion privé de quatre places pour un petit saut de puce de l’aéroport de Tunis Carthage au centre de vol à voile de Djebel Ressas, là de nombreux vols sur avion- école et une seule fois en planeur, deux baptêmes de l’air sur hélicoptère et puis de nombreux trajets en téléphérique à Alger, un long voyage en train de Tunis à Casablanca, quelques traversées en bac pour aller de Sfax aux Iles Kerkennah ou pour arriver à Djerba. N’oublions pas le parcours quotidien en bus, en métro ou en taxi et d’inoubliables trajets en trains de banlieue. Quelques mètres à dos de chameau ou à dos d’âne, une mémorable cavalcade à cheval et des sorties en mer dans des voiliers d’initiation à la navigation dans un club de vacances à Hammamet. Ah j’allais oublier deux moyens de transports hors normes !!! Le Concorde et la jeep lunaire…effectivement j’ai visité l’avion supersonique français en statique à Orly alors que pour le véhicule lunaire, une copie fut offerte à l’Association Jeunes Science de Tunisie par la N.A.S.A. dans les années soixante-dix, elle y est toujours à son siège à Cité Jardin, Tunis.
Faites le compte de votre part ! Vous allez trouver sûrement cela pittoresque.
Mais, c’est la première fois que j’effectue un voyage en paquebot. Le Carthage est plutôt un Car-ferry, une petite ville flottante, neuf ponts, plus de deux mille passagers, six cents voitures embarquées…malgré les signalétiques de nombreux voyageurs, se trompent d’étages, de couloirs et de chambres.
Je rédige cette chronique en étant confortablement installé au salon du pont supérieur.
A part un léger tremblement, Le Carthage offre un réel confort malgré une mer légèrement turbulente. Ceux qui veulent s’endormir, la berceuse est donc offerte par la compagnie.

Les Bouali ont le pied marin
Les voyages en mer évoquent évidement toute la production littéraire et cinématographique que tout le monde connaît. Comment ne pas penser à l’Odyssée d’Homère ? D’ailleurs, il faudrait l’évoquer encore une fois car un ferry avec ce qu’il transporte dans ses cales est une belle réactualisation du célèbre mythe du Cheval de Troie !!! Comment ne pas avoir à l’esprit la tragédie du Titanic et son inoubliable film réalisé par James Cameron ? Aux Naufragés du Poséidon (projeté l’année dernière dans une salle de cinéma de Tunis)? À La Croisière du Navigateur avec l’imperturbable Buster Keaton ? A la dernière scène de La Ruée vers l’or ? Aux milles millions de milles sabords du colérique Capitaine Haddock ou aux extravagances de Némo ? A Moby Dick de Melville ? Si mon jumeau était à ma place il ajouterait le long chapitre de son roman Terre promise texane, consacré à Santa Maria le vaisseau amiral de Christophe Colomb.
Il parait qu’un lointain parent entretenait un commerce florissant – par voix maritime – avec les Indes au point qu’il porta le surnom d’el Hendi (l’indou) ? Alors que de lointains aïeux avaient amassé une petite fortune en exportant du sel et en important des produits manufacturés avec justement Marseille.
Alors sans avoir lu et vu les livres et les films cités plus haut, je fais un peu partie des gens de la mer puisque j’ai hérité du coté de la famille de mon père – à part une plume (ou clavier) facile (à ce que l’on dit), le pied marin. En attendant de découvrir d’autres qualités cachées.

D’autres transports
Emprunter un aéronef n’est en rien valorisant, mais le transport dans le sens figuré du terme cela pourrait vous mener très loin !!! Là, pas besoin de titres de transport, réservations, ou visas et l’excédent de poids n’est même pas taxé. Sans bouger, vous vous retrouvez emporté par vos sentiments, ballotté par vos sensations, et s’il survient un certain mal il est souvent beaucoup plus désagréable que le celui ressentie en mer ou en l’air. Que de corps partis dans des longs voyages en laissant leurs âmes ancrées profondément dans un port d’attache bien sécurisants !
C’est la civilisation judéo-chrétienne qui a voulu attacher au corps, avec ses inévitables faiblesses, l’âme et ses soubresauts. Vers l’Orient (tiens, encore une fois les Indes) tous ceci n’a aucun sens, car pour ces peuples sentir, aimer, souffrir, méditer n’a presque pas de lien avec se nourrir, travailler ou même mourir. J’arrête ici cette chronique. Suis-je victime non pas du mal de mer mais de celui des hauteurs – à l’instar des alpinistes – il est vrai qui je suis juché au
Pont neuf (les cinéphiles se rappelleront le film du très rare Léo Carax) euphorie et panique peuvent se manifester à tout moment ou pire s’alterner.

Une heure et demie à Marseille
Au moment où j’écris ces lignes Le Carthage est à quelques miles du Golfe de Tunis. La traversée allée fut mouvementée, une mer démontée et un vent assez fort. J’ai consulté mon encyclopédie embarquée à propos de l’échelle de Beaufort. J’estime que cela atteignit l’indice 7 sur une échelle plafonnée à 12. Des vagues hautes ont malmené le bateau, malgré sa masse le roulis et le tangage ont obligé plus d’un à se confiner dans sa cabine. A part le faite qu’il fallait tenir la balustrade pour ne pas glisser, ce qui était plus amusant que désagréable, le mouvement du bateau n’avait aucune influence sur moi.
Le personnel naviguant fut au petit soin, serviable et la plus-part du temps souriant. Ils ont contribué à rendre la croisière – malgré l’exécrable météo – convenable. Le comandant du bateau a même mis gracieusement à la disposition de certains voyageurs des cabines afin de se reposer. Il est vrai que la salle des fauteuils n’était pas indiquée pour ceux qui étaient sensibles au mal de mer. Situé juste à la proue du bateau, elle subissait des amplitudes plus importantes qu’à l’arrière.
Arrivée en rade de Marseille à midi et demi et en prévision d’un ré-embarquement vers Tunis à 14h, il ne me resta qu’une heure pour faire quelques emplettes dans la ville phocéenne, surtout des coups de cœurs désirés depuis un certain temps et ce petit voyage m’avait permit d’en réaliser quelques uns !!!

Le 31 au soir, j’étais déjà à Tunis, je retrouve mon cher blog avec la symbolique barre des 10000 connectés dépassée. Merci d’être aussi nombreux à lire mes textes.

Tour du Circuit du Belvédère en Bugatti 37 pilotée magistralement par Dominique Baldi.
Photo (depuis le siège passager) Hamideddine Bouali. le 2 Novembre 2008. 16h50. Nikon D 200.

Quant je faisais le compte des moyens de transports empruntés au début de cette chronique je ne savais pas que quelques jours plus tard j’allais faire le tour du Circuit du Belvédère en Bugatti 37. Souvenir inoubliable dans une mythique automobile ; la Leica des voitures de sports. Chassez le naturel il revient au galop ! Promis ! La prochaine chronique sera entièrement photographique.

Hamideddine Bouali
5 novembre 2008

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Calme plat

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HECODURABLE HEC  MONTREAL

Lancement officiel d’HECODURABLE
la nouvelle plateforme du club développement durable du réseau HEC, HECODURABLE.
20 octobre 2008
De Gauche à droite Gildas Poissonnier, Président de HECODURABLE et Thomas Mulcair, député fédéral d’Outremont et Ministre du développement durable, de l’Environnement et des Parcs de 2003 à 2006

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Table de Jugurta

La Table de Jugurtha qui correspond à un vaste plateau tabulaire qui domine le village de Kalaât es Snam (NW de la Tunisie), à 1.271 m. Il est formé par des calcaires à Nummulites (N. Gizehensis) de l’Yprésien (Eocène).

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Dyr El Kef

Le plateau de Dyr el Kef qui domine la ville du Kef à 881 m. Il correspond à une gouttière synclinale, en forme de fond de bateau, formé essentiellement par des corniches de calcaires de l’Yprésien (Eocène) à Nummulites (N. irrigularis, N. distans, N. gizehensis, N. irregularis). A la faveur de l’inclinaison des couches (4° environ vers l’Ouest), un certain nombre de sources émergent et dont la plus importante est celle d’Ain El Kef, avec une eau d’excellente qualité.

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Dyr El Kef

Le plateau de Dyr el Kef qui domine la ville du Kef à 881 m. Il correspond à une gouttière synclinale, en forme de fond de bateau, formé essentiellement par des corniches de calcaires de l’Yprésien (Eocène) à Nummulites (N. irrigularis, N. distans, N. gizehensis, N. irregularis). A la faveur de l’inclinaison des couches (4° environ vers l’Ouest), un certain nombre de sources émergent et dont la plus importante est celle d’Ain El Kef, avec une eau d’excellente qualité.

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Table de Jugurtha

La Table de Jugurtha qui correspond à un vaste plateau tabulaire qui domine le village de Kalaât es Snam (NW de la Tunisie), à 1.271 m. Il est formé par des calcaires à Nummulites (N. Gizehensis) de l’Yprésien (Eocène).

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glande contemplative (part. 4)

mon trépied est un bateau échoué sur le sable *…

* c’est beau, ça, on dirait du yannick noah.

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glande contemplative (part. 4)

Magistral moment décisif

Contrairement à ce qui pourrait paraître, Je n’ai jamais établi un plan pour rédiger un texte. Je ne me place devant mon écran d’ordinateur que si des idées se sont déjà présentées. Devant une page blanche, je tape frénétiquement sur le clavier, puis dans un second temps je remédie aux répétitions, je peaufine l’introduction et je fignole la fin. Ce qui explique, en partie, la longueur de mes textes…et leur faible fréquence. 
Mais aujourd’hui je ferai une exception. Les chapitres suivants sont liés, l’un au suivant, par une attache logique. Ce sont les événements qui ont voulu cela. 
Qu’est ce qui pourrait relier Cartier Bresson, le dernier appareil photo de la marque Sony, les jeux de Pékin, la pleine Lune et moi ?

Le siècle de Cartier-Bresson
Que de photographes, le sont devenus en rencontrant l’œuvre d’Henri Cartier Bresson ? Il mérite largement le titre de photographe pour photographes. Aujourd’hui, le 22 aout 2008, la fondation qui porte son nom et le monde de la photo auquel il a rendu d’éminents services fêteront le centenaire de sa naissance. En 1947, il fonde l’agence Magnum avec Robert Capa, George Rodger, David « Chim» Seymour et William Vandivert. L’esprit agence naquit avec cette coopérative de photographes. Le respect de la mention complète (nom, agence, date, lieu) et de l’intégrité physique d’une photographie ont été la marque de fabrique de cette agence.
HCB est incontestablement le photographe le plus cité dans les histoires de la photographie, celui auquel on a dédié le plus de monographies, celui qui fut le plus imité. Quand on ne peut nommer qu’un seul dramaturge on cite Shakespeare et si aucun nom de photographes ne vous vient à l’esprit il est rare que celui de Cartier Bresson ne soit pas l’exception. 

Première photo de Henri Cartier-Bresson/Magnum Photos. Gare Saint Lazare 1932
Parce que ses photographies sont une matérialisation du temps, elles sont plus naturellement mémorisables. « L’homme qui saute par-dessus une flaque d’eau », c’est sa première photo, sa première marque au feutre fluo sur le cardan de l’horloge du XXe siècle. Siècle qu’il a le mieux portraituré. Son œuvre est une éphéméride faite de coïncidences anecdotiques, d’accords entre le moment et le lieu, un album photo situé entre, ceux réalisés par deux autres métronome-arpenteurs :Lartigue et Doisneau. Son moment décisif – devenu beaucoup plus qu’un style ou une démarche – fait désormais parti de la photographie elle-même. Son œil est devenu au cours du siècle dernier un piège à providence. 

Un moment décisif 
Souriez ! Keep smiling ! Cheeeese ! Aya adh’hak ! Chaque pays avait sa formule pour signifier au sujet de présenter un visage jovial à l’objectif. Sony (Les Cyber-shot T2, T70 et T300) est allé au-delà de cela. Il suffit que vous souriiez en face du détecteur, qui porte évidement ce nom, pour que l’appareil se déclenche automatiquement. La captation de ce moment décisif n’est plus l’apanage du photographe ni à la merci de sa dextérité. Non ! Dorénavant l’appareil photo équipé de ce dispositif le fera pour vous. Un senseur en forme de rectangle allongé disposé en bas du viseur – au niveau du visage – attend que la lumière réfléchie de cette zone augmente. Les dents, renvoyant beaucoup plus la lumière que la peau, asservissent ainsi le déclencheur. 
Les gens de Sony ont-ils oublié qu’il ne suffit pas que les dents soient visibles pour que l’on soit content. D’ailleurs « montrer ses dents » c’est être en colère. Bref cet automatisme le «Smile Shutter» vous permettra d’attraper les moments fugaces, même si vous souffrez de tremblote, de distraction maladive ou d’un manque inné d’attention.  

Les jeux olympiques de Pékin
Au début du mois de mai, j’ai acquis chez un bouquiniste un livre à propos de la chronophotographie. Cet ouvrage édité sous les auspices du CIO est un petit trésor d’information. Il évoque les manières de chronométrer les épreuves sportives. Une technique photographique au service du sport.  
Je regarde comme tout le monde les J.O. de Pékin et étant viscéralement anti-violent – peut-être parce que je suis né et j’habite à la rue Gandhi !!! – je préfère les sports sans adversaires mais avec concurrents. Le surpassement de soi n’est-il pas plus sain que le désir de gagner au dépend d’un vis-à-vis ? Tient ! Qui a eu l’idée de désigner la boxe « Noble art » ?
La natation, la gymnastique et surtout l’athlétisme retiennent particulièrement mon attention. L’épreuve reine demeure le 100 mètres. Plusieurs photographes ont, eux aussi, trouvé ce sprint photogénique. D’abord quand on est bien situé on brasse des yeux facilement la totalité du parcours. Le fait de se mettre en face vous donne une vue tout aussi intéressante. Au stade c’est l’unique course plate se déroulant entièrement en ligne droite. En plus le cent mètre ne dure qu’une poignée de secondes et se joue au 100e de secondes…Tout cela est spectaculaire.

“Runners at Millrose Games” de Ralph Morse.1954. The LIFE Picture Collection
Ralph Morse, un photographe qui faisait partie du staff du magazine Life a réalisé une prouesse technique remarquable le 2 janvier 1954. Il photographia trois phases décisives de la même épreuve – le départ, la mi-course et l’arrivée – en les éclairants, tour à tour, au stroboscope.

Et moi…
Les athlètes étaient aux starting-blocks, chacun avait son tic, son grigri à toucher, son rituel à respecter, sa prière à réciter… Coup de feu du starter, déjà l’arrivée et un record du monde à la clef. Pourquoi j’évoque cela ? Les moments décisifs cela ne concerne pas uniquement les instantanés de Cartier-Bresson, nos vies sont remplies de coïncidences que nous appelons par paresse ; chance, hasard, providence et qui sont bien évidement autre chose que le fruit d’un dé jeté. 
Pour les grands événements qui ont d’une manière ou d’une autre marqué l’histoire récente de l’humanité ; la première bombe atomique sur Hiroshima, l’Assassinat de JFK, l’homme sur la Lune, Le Tsunami de 2005… et ce record du monde qui restera – on lance les paris ? – imbattable pour bien longtemps, chacun se rappellera où il était et ce qu’il faisait. 
Usain Bolt a un centième de seconde de la ligne d’arrivée.
samedi 16 aout 2008. (AP Photo/Ricardo Mazalan)
La ressemblance avec la 1ere photo de Cartier Bresson est saisissante !

Ce samedi 16 Aout 2008, et pendant ces 9’’69, j’étais avec quelques badauds sur le seuil d’un restaurant populaire de la Médina de Tunis…et vous ? 
J’ai confondu les fuseaux horaires. J’avais cru que la finale du 100 mètres se courait tard le soir !!! Mais en passant à côté d’une gargote à la Kasbah (médina de Tunis) je vis une foule essayant tant bien que mal de regarder une télé minuscule. Je tendis la tête et j’aperçus les préparatifs de la finale du cent mètres. Je n’ai rien fait pour être présent, mais je le fut quant même…aucun nom dans la langue française ne désigne cela.

Hamideddine Bouali 22 aout 2008

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glande contemplative (part. 3)

que dis-tu Le Jeune : l’horizon n’est pas droit ?

c’est normal mon garçon : papi galeo était vautré dans le transat du bar de la plage, en train de siroter son thé à la menthe, alors pour l’horizon, tu repasseras, hein … faut pas pousser non plus.

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glande contemplative (part. 2)

… et en prime, je vous offre une vue sur mes pieds (c’est collector, hein, je hais les orteils, surtout les miens) …

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glande contemplative (part. 2)