Picture This: Caring for the Earth | Picture This: Caring for the Earth is a photo contest seeking out positive images documenting ordinary people on the African continent and their work to mitigate or prevent the consequences of climate change and environmental degradation. While the poorest in developing countries are often the first to feel these effects, they are also the true experts and potentially the most powerful advocates for protecting their own environmental future.
A few photos from the Röyksopp gig @ Southbank Centre in London. Great gig, only ever so slightly spoilt by the retarded staff. touch the lasers! this was during fever ray’s set – got told off for taking photos right after I took this! you can see more people’s photos by clicking royksopp.com/events/3
Chronique des chroniques< ?xml:namespace prefix = o />
Le poisson d’avril aurait plusieurs origines possibles. La plus connue serait que le premier jour de l’an était le premier avril, d’où la signification de son nom latin ; Avril vient du latin aprilis ; aperire : ouvrir…l’année. Et c’est la promulgation de L’Edit de Roussillon en 1564 par Charles IX – âgé alors de seulement 14 ans – qui ordonna en ces termes ce changement: “Voulons et ordonnons qu’en tous actes, registres, instruments, contracts, ordonnances, édicts, tant patentes que missives,et toute escripture privé,l’année commence doresénavant et soit comptée du premier jour de ce moys de janvier “.
En 1582, le pape Grégoire XIII réformera le calendrier julien, et étendra cette mesure à toute la chrétienté. Le jour de l’an était l’occasion de se faire des cadeaux et on continua à le faire pour l’ancienne date pour marquer ce décalage. Mais pourquoi poisson ? c’est du fait qu’au début du mois d’Avril, la lune sort du signe zodiacal des Poissons. Alors ces farces ne sont qu’une façon de fêter le premier jour d’une nouvelle année qui a déjà commencé. Nous somme devenus trop sérieux et un peu d’humour – quand il est inoffensif – nous fera beaucoup de bien.
On sait que le vraisemblable peut ne pas être vrai et c’est une des manières pour faire des poissons d’avril. Beaucoup se sont pris à l’hameçon du poisson d’avril publié dans la Chronique chronométrée, effectivement l’information à propos du passage du satellite « WorldView-2 » au-dessus de Tunis pour alimenter le site Earth Google est un canular. Il n’est pas possible aujourd’hui d’avoir cette information. Dommage on aurait pu faire de belles performances.
Je m’excuse pour les désagréments causée par cette fausse information.
Le Jardin public Habib Thameur à Tunis. Vue prise depuis Worlview le 29 janvier 2008 (cliquez pour agrandir)
Altitude 1520 m. 30°48’17,76″ N 10°10’39,71 E.
je suis un pecheur (* à vous de mettre l’accent qu’il faut).
Pour ma défense je reprendrais les propos de Mr. Jacques Pochart, fidèle lecteur de ce blog à qui j’ai soufflé le secret : « Bravo Monsieur Bouali, l’humour est une des valeurs sûres de notre époque…». Un site tunisien s’intéressant aux nouvelles technologies me contacte pour vérifier la véracité de l’information. Mon interlocuteur ne cacha pas sa surprise de trouver une fausse information faites d’éléments vrais. Tout comme celui de l’année dernière à propos de la fondation de la Maison tunisienne de la photo.
Cependant je commence à douter de la pertinence de mon comportement. Ma conscience – parfaitement incarnée dans une personne – me mets en garde : « tu es en train de perdre ta crédibilité en agissant ainsi…La divulgation de fausses nouvelles pourraient porter préjudice à ta stature. Si tu veux demeurer encore une référence dans la photographie réfléchit davantage et analyse tes actions de tous les points de vues ». Elle ajouta : « tu devrais finir ton livre, organiser une exposition…je ne te vois pas autrement qu’ainsi ». Alors soit ! et ainsi soit-il ; il n’y aura pas d’intox le premier avril 2010, mais est-ce que c’est crédible d’affirmer cela aujourd’hui ?
Le bonheur expliqué aux adultes
Juste après la guerre de Gaza et juste avant la publication de la Petite chronique intitulée « La Gestion des conflits expliquée à ma fille »sur ce blog, ma fille Jenaina ( 14 ans, tout comme Charles IX, le 24 mars dernier) rédige une rédaction dont le sujet était : « Imaginez que vous rencontrerez un homme aux pouvoirs surnaturels. Racontez ce qui s’est passé entre vous deux et ce que vous lui avait demandé ».
Voici ce quelle avait écrit.
Pendant une nuit orageuse, j’étais dans mon lit et je n’avais pas sommeil. Tout à coup j’ai entendu un bruit qui semblait bizarre. Alors je me suis levée et j’ai suivi le son de ce bruitage qui m’a conduite à la cuisine ; j’ai trouvé un homme drôle qui cherchait dans le réfrigérateur, alors j’ai crié :
-Qui êtes-vous ?
-Je suis un magicien et je suis venu vous proposer mon aide, dit cet homme bizarre.
-Pourquoi moi ?
-Demandez quatre vœux et ils seront exaucé.
Après une réflexion je lui ai demandé :
-Mon premier vœu, c’est d’arrêter la guerre dans le monde.
-Vos désirs seront des ordres.
-Mon deuxièmes vœu, c’est de réduire la famine dans le monde et de donner de l’argent aux pauvres et aux sans abris.
-Votre vœu est exaucé. Quel est le troisième ?
-Mon troisième vœu, c’est d’arrêter la vente des armes.
-Et votre quatrième vœu ?
-Mon dernier vœu c’est de trouver un remède aux maladies incurables.
-Et vous ?
-Comment ça ?
-Vous n’avez rien demandé pour vous rendre heureuse, pas d’argent ni rien ?
-Mon bonheur et ma joie c’est de regarder les infos sans voir qu’il y 1400 morts en Palestine ni 500 mille chômeurs, ni 10 mille sans-abris qui dorment dans la rue. C’est ça le vrai bonheur. L’argent n’est pas quelque chose d’essentiel dans la vie…vous savez !!!
Pour sa copie elle reçut 16,5 avec la mention « très bien ».
Je n’ai pas de mots pour qualifier sa précocité, son bon sens et surtout son altruisme…Mais je suis mal placé pour lui faire le moindre éloge – comment allait-elle le prendre ? – me contentant de lui sourire et de lire à haute voix la mention écrite au stylo rouge.
C’est bien moi qui avait écrit dans la XXXIVème Chronique à propos de la correction de mes textes par mon père en présence de ma mère : « Je prenais toujours, la question (ma mère demandait à mon père ce que valait mes écrits) comme l’interrogation d’une jeune mère à-propos d’un bambin qui commence ses premiers pas et la réponse ; celle d’un pédiatre rassurant : « évidement qu’il marchera correctement, après ces titubations, ces tangages incontrôlés…un jour il marchera comme tout le monde », c’est difficile de recevoir des compliments d’un parent ».
Je me trouve aujourd’hui au juste milieu de deux générations, cerné entre un père largement écrivain et une fillette qui promet. Je ne me suis, donc, pas trompé sur ce que ces petits doigts feront à l’âge adulte (idem, j’ai toujours voulu utiliser cette formule).
Les Bouali seront encore là pour longtemps à noircir les pages des journaux, des livres, des blog et des copies de dissertations.
Rédaction
Jenaina et Hamideddine
Relecture et correction
Mahmoud
BOUALI
(*)Pécheur (avec un accent aigu)est celui qui est coupable d’avoir commis un péché, une faute ou une mauvaise plaisanterie (comme les Poissons d’avril), alors que pêcheur (avec accent circonflexe): c’est un marin qui vit du produit de la pêche (y compris le poisson).
Outrance – allant parfois à l’outrage – c’est peut-être le titre qui convient le mieux à notre chronique d’aujourd’hui. Marilyn fut outrageusement photographiée et démesurément exhibée et on alla jusqu’à publier son portrait post mortem, je vous conseille de ne pas le voir. On ne cessa depuis sa disparition de publier sa biographie autorisée ou romancée. De son vivant certains l’avait trouvée une simple vision qui s’estompera d’elle-même avec sa vie, d’autres y décelèrent une personnalité déroutante que personne n’a comprise ni essaya de comprendre.Presque tout avait été dit à son sujet et elle semble avoir usé tous les photographes qui ont cru la capturer. Je ne pourrai pas photographier Marilyn mais je tenterai un portrait écrit…dommage…pour elle.
Marilyn par Henri Cartier Bresson 1962
Monroe fut une sublime tragédienne qui n’avait pas raté sa sortie. Imaginez-vous une Marilyn âgée de 83 ans, tout comme un James Dean grand père ou un Gérard Philippe doyen des acteurs ? Évidemment, c’est facile d’affirmer cela après que ces stars eurent brillé au fermement puis ont dramatiquement disparu. Leur mort subite avait tout de suite transformé en mythe absolu leur circonstancielle célébrité. C’était le prix à payer.
Marilyn par Bruce Davidson 1962 (photo 6)
Séances Le jour du tournage de la scène de Sept ans de réflexion, où Marilyn se pavane sur une bouche d’aération, un chroniqueur avait remarqué que : « Si Manhattan était envahi par les Soviétiques personne ne s’en rendrait compte », tant il y avait foule sur le set de tournage. Son époux Joe Dimaggio cloitré, à quelques pâtés de maison dans sa chambre d’hôtel, était fou de rage.
Marilyn Monroe pendant la réalisation de l’image de l’affiche Sept ans de réflexion. Photo DR 1955
Marilyn par Phillipe Halsmann 1955 (photo 5)
Au retour elle se fait sérieusement réprimander et la décision fut prise qu’il valait mieux se séparer. Pourtant selon son Fan club, Marilyn aurait offert en guise de cadeau de noces à son époux une photo d’elle nue réalisée par Kelley Tom, il savait donc à quoi s’en tenir !!! Épouser une femme aussi fascinante n’était pas de tout repos !!! Le constat aurait était le même s’il s’agissait de l’épouse de Marlon Brando, de Brat Pitt ou de Paul Newman.
Marilyn par Inge Morath.1962 (photo 2)
En épousant un champion adulé puis un écrivain célèbre tout en étant (!) l’amie intime d’hommes politiques ; elle ne fit que concrétiser les rêves de la moitié de l’humanité. Chaque femme ne rêve-t-elle pas de vivre avec un homme riche, intelligent et puissant ?…dans l’impossibilité de trouver ces qualités réunies chez un seul homme (!), Marilyn comprit ce qu’il lui restait à faire. Avec un sublime corps, un sex-appeal sans pareil et un air de fashion-victim inimitable elle incarna les phantasmes de l’autre moitié de l’humanité. Cela ne pouvait pas continuer ; porter sur ses frêles épaules une aussi grande responsabilité. Deux ouvrages (**) qui lui on été récemment consacrés portant le même titre – l’un au singulier l’autre au pluriel – pourraient résumer la singularité de sa vie. Elle vécut entre deux séances ; la photographique et la psychanalytique. Elle se donnait à l’une comme à l’autre sans compter, le divan du psy s’utilisait aussi par le photographe pour la commodité de la pose.
Marilyn par (et avec) Eve Arnold.1962(photo 1)
Marilyn Monroe, vie et mort d’une image Est-ce un pléonasme d’affirmer que la plus grande star du cinéma américain que fut Marilyn Monroe a été l’actrice la plus portraiturée ? Je suis tenté d’entreprendre une étude sur la manière dont elle avait été vue. Elle pourrait être la seule personne à être photographiée à la fois par Henri Cartier-Bresson (***), Eliott Erwitt, Inge Morath, Philippe Halsman, Eve Arnold, Bruce Davidson, Richard Avedon, Cornell Capa, Sam Shaw, Bert Stern, Kashio Aoki, George Barris, Alfred Eisenstaedt, Milton Green, Allan Grant…Avec elle comme postulat, le portrait comme constance et les manières de la photographier comme inconnues…il y a là de quoi batir une théorie.
Marilyn par Burt Glinn 1962 (photo 4)
Si Eve Arnold a réussi à dénicher la femme en Marilyn,(photo 1), Inge Morath (qui rencontra Arthur Miller l’ex-mari de Marilyn sur le tournage des Misfits et l’épousa plus tard ) est allée à la rencontre de l’enfant qui s’y cache (photo 2), Cartier-Bresson dans une photo d’une rare virilité a résumé son irrésistible magnétisme (photo 3). Burt Glinn dans une photographie prise à la dérobée, sans l’artifice des accessoires ni l’éclairage travaillé de studio, montre une Marilyn époustouflante de charisme (photo 4). Halsman reprend à sa manière le thème de la robe au vent (photo 5)! Alors que Bruce Davidson en une seule photo a tout dit à propos de sa popularité (photo 6). Voilà donc une problématique toute prête pour les étudiants en Beaux-Arts en mal de sujets de thèse.
Marilyn par Henri Cartier Bresson 1962 (photo 3)
D’autres photographes, aussi bien amateurs que professionnels se sont bousculés pour avoir le plaisir de la photographier. Pendant sa courte existence elle fut l’incarnation d’une image. On peut voir sur le net des milliers de photographies de Marilyn Monroe mais je trouve que celle qui résume le mieux sa célébrité, et non sa personnalité réelle, fut réalisée paradoxalement par un graphiste de Life. De son vivant déjà, Marilyn a fait la couverture de plus de 1500 magazines de par le monde. Pour le soixantième anniversaire de ce magazine paru en octobre 1996, Rob Silvers reproduit le portrait de Marilyn en usant de quatre cents couvertures. Marilyn qui semblait nue, même quant elle était vêtue, fut de cette manière habillée par Rob Silvers.C’est l’image qu’on a voulu donner d’elle ; un revêtement, un emballage, un décor de western. Mais elle…elle demeure une énigme, faussant compagnie à toute tentative d’explication.
Marilyn par Rob Silvers pour les 60 ans du magazine Life. Octobre 1996
Les photographies faites de Marilyn Monroe ne sont pas à proprement parler des portraits. Ce sont des “Photographies de Marilyn” alors qu’elles prétendaient être des “Marilyn Photographiée”. Warhol, Halsman et tant d’autres, peut-être fascinés par l’extrême beauté plastique de leur modèle n’ont fait que passer à côté de leur sujet, Life ne faisant que pousser cette logique de l’incompréhension à son comble. Comme une photographie, Marilyn paraissait sans épaisseur alors qu’elle cachait une complexité inaccessible. Bien qu’intégralement exhibée elle ne manqua pas de mystère. Tout comme une image, elle suscite encore passions et tentatives d’explications.
Marilyn par Cornell Capa 1962
Les dernières séances Jamais la notion de “Projet photographique” n’aura une signification aussi puissante que ce jour de juin 1962 à l’hôtel Bel-Air de Los Angeles. Un face à face entre le photographe Bert Stern et Marilyn Monroe. Rendez-vous pris dans l’intention manifeste de dresser “Un Portrait définitif” de la star. Imaginez la scène, une chambre d’hôtel, tout ce qu’il y a de plus anonyme et de banal, la plus adulée des actrices de cinéma, avec quelques accessoires et un photographe. Lors de cette gargantuesque séance de prise de vue, 2568 clichés en noir et blanc, 372 en couleurs furent réalisés. Cela fait exactement 245 rouleaux de 12 poses. Les chargements et déchargements de l’appareil sont en soit une performance. Le reportage commandité par la revue Vogue était “sous presse “, selon la formule consacrée, quand les agences de presse rapportèrent la nouvelle : Marilyn Monroe s’est suicidée. De cette ultime séance, testament en images d’une existence outrageusement vecue sous les projecteurs, il ne subsistera qu’un ouvrage intitulé tout simplement “Marilyn Monroe”; un album de quatre cents soixante quatre pages illustrées de deux cents soixante photographies et, fait rarissime, de cent quarante planches contact…et les souvenirs de Bert Stern.Bert Stern a voulu faire le remake de cette dernière séance 46 ans plus tard, pour le New York Magazine, en compagnie de l’actrice américaine Lindsay Lohan dont le parcours chaotique lui a semblé rappeler celui de Marilyn. Mais comme toujours les copies sont toujours peu ressemblantes avec l’original. L’écrivain américain, Truman Capote, avait rapporté cette incroyable histoire à propos de Marilyn : « un jour qu’il l’avait vue assise pendant des heures devant son reflet. Il lui avait demandé ce qu’elle faisait, et elle avait répondu : «Je la regarde»».
Marilyn par un photographe anonyme, date inconnue. Photo DR
Effectivement, seule Marilyn Monroe pouvait voir de près Norma Jeane Mortenson (son vrai nom), néanmoins le personnage – fait de paillettes, de secrets et de paraitre – avait trop collé à sa peau, a vouloir l’arracher elle s’écorcha vive !!! Quoi qu’il en soit il y avait eu meurtre ce soir -là du 2 juin 1962 à Beverley Hills…Norma ôta la vie à Marilyn, ou l’inverse… victime du syndrome de Dorian Gray.
Hamideddine Bouali 29 mars 2009
(*) En 1955, Marilyn suggéra que son épitaphe fût : « Ici repose Marilyn Monroe, 97-62-92 », comme si elle était consciente que le mythe qu’elle fût n’avait pas besoin d’état civil mais de ce qui lui a valu sa notoriété et ce que l’on retiendra d’elle…ses mensurations !!! (**)« Marylin. Dernières séances » de Michel Schneider (Gallimard – Folio 2008) et « La Dernière séance » de Bert Stern (Gallimard 2006).
(***) Les membres les plus prestigieux de l’agence Magnum se sont déplacés sur le set du film The Misfits : Neuf grands photographes – Eve Arnold, Cornell Capa, Henri Cartier Bresson, Bruce Davidson, Elliott Erwitt, Erich Hartmann, Ernst Haas, Inge Morath et Dennis Stock – furent ainsi les témoins privilégiés d’un film en train de se faire.
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the main ingredients to a set of stainless steel shelves that I sliced my fingers whilst assembling. But apart from that, I enjoyed it. Top shelf reserved for film processing stuff!