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Transports divers

Le Carthage au port autonome de Marseille en partance pour Tunis.Photo Hamideddine Bouali.
Le 30 octobre 2008 à 13h45. Montage de 3 photos avec un petit Powershot de Canon

Je me suis trouvé embarqué sans m’en rendre compte dans une croisière en Méditerranée : un aller-retour Tunis-Marseille – trois jours en tout et pour tout – pour des raisons professionnelles. Je suis en fait mandaté pour faciliter le transfert des concurrents qui participeront à la 9e édition du Grand Prix de Tunis (1e et 2 novembre). Manifestation organisée par la Municipalité de Tunis.
Un beau sujet pour les photographes des sports mécaniques. Il est rare d’avoir dans le collimateur de son appareil photo : une vénérable Bugatti 37, une indomptable Ferrari Testa Rossa ou fait exceptionnel pour la présente édition : une Alfa Roméo P3 celle-là même pilotée à Tunis en 1938 par le légendaire Nuvolari (surnommé le Mantovano volante). Pour les spotter, signalons aussi la présence d’une Alfetta 159 qui a remporté haut la main le premier championnat F1 en 1959.
Un plateau royal pour le 80e anniversaire du Grand Prix de Tunis et les 150 ans de la Municipalité de la capitale. Il sera donc naturellement question dans cette chronique de transports.

Petit inventaire à la Prévert
J’estime avoir emprunté un panel de moyens de transports assez disparate : avions de transport civil pour de fréquents voyages en Europe, avion privé de quatre places pour un petit saut de puce de l’aéroport de Tunis Carthage au centre de vol à voile de Djebel Ressas, là de nombreux vols sur avion- école et une seule fois en planeur, deux baptêmes de l’air sur hélicoptère et puis de nombreux trajets en téléphérique à Alger, un long voyage en train de Tunis à Casablanca, quelques traversées en bac pour aller de Sfax aux Iles Kerkennah ou pour arriver à Djerba. N’oublions pas le parcours quotidien en bus, en métro ou en taxi et d’inoubliables trajets en trains de banlieue. Quelques mètres à dos de chameau ou à dos d’âne, une mémorable cavalcade à cheval et des sorties en mer dans des voiliers d’initiation à la navigation dans un club de vacances à Hammamet. Ah j’allais oublier deux moyens de transports hors normes !!! Le Concorde et la jeep lunaire…effectivement j’ai visité l’avion supersonique français en statique à Orly alors que pour le véhicule lunaire, une copie fut offerte à l’Association Jeunes Science de Tunisie par la N.A.S.A. dans les années soixante-dix, elle y est toujours à son siège à Cité Jardin, Tunis.
Faites le compte de votre part ! Vous allez trouver sûrement cela pittoresque.
Mais, c’est la première fois que j’effectue un voyage en paquebot. Le Carthage est plutôt un Car-ferry, une petite ville flottante, neuf ponts, plus de deux mille passagers, six cents voitures embarquées…malgré les signalétiques de nombreux voyageurs, se trompent d’étages, de couloirs et de chambres.
Je rédige cette chronique en étant confortablement installé au salon du pont supérieur.
A part un léger tremblement, Le Carthage offre un réel confort malgré une mer légèrement turbulente. Ceux qui veulent s’endormir, la berceuse est donc offerte par la compagnie.

Les Bouali ont le pied marin
Les voyages en mer évoquent évidement toute la production littéraire et cinématographique que tout le monde connaît. Comment ne pas penser à l’Odyssée d’Homère ? D’ailleurs, il faudrait l’évoquer encore une fois car un ferry avec ce qu’il transporte dans ses cales est une belle réactualisation du célèbre mythe du Cheval de Troie !!! Comment ne pas avoir à l’esprit la tragédie du Titanic et son inoubliable film réalisé par James Cameron ? Aux Naufragés du Poséidon (projeté l’année dernière dans une salle de cinéma de Tunis)? À La Croisière du Navigateur avec l’imperturbable Buster Keaton ? A la dernière scène de La Ruée vers l’or ? Aux milles millions de milles sabords du colérique Capitaine Haddock ou aux extravagances de Némo ? A Moby Dick de Melville ? Si mon jumeau était à ma place il ajouterait le long chapitre de son roman Terre promise texane, consacré à Santa Maria le vaisseau amiral de Christophe Colomb.
Il parait qu’un lointain parent entretenait un commerce florissant – par voix maritime – avec les Indes au point qu’il porta le surnom d’el Hendi (l’indou) ? Alors que de lointains aïeux avaient amassé une petite fortune en exportant du sel et en important des produits manufacturés avec justement Marseille.
Alors sans avoir lu et vu les livres et les films cités plus haut, je fais un peu partie des gens de la mer puisque j’ai hérité du coté de la famille de mon père – à part une plume (ou clavier) facile (à ce que l’on dit), le pied marin. En attendant de découvrir d’autres qualités cachées.

D’autres transports
Emprunter un aéronef n’est en rien valorisant, mais le transport dans le sens figuré du terme cela pourrait vous mener très loin !!! Là, pas besoin de titres de transport, réservations, ou visas et l’excédent de poids n’est même pas taxé. Sans bouger, vous vous retrouvez emporté par vos sentiments, ballotté par vos sensations, et s’il survient un certain mal il est souvent beaucoup plus désagréable que le celui ressentie en mer ou en l’air. Que de corps partis dans des longs voyages en laissant leurs âmes ancrées profondément dans un port d’attache bien sécurisants !
C’est la civilisation judéo-chrétienne qui a voulu attacher au corps, avec ses inévitables faiblesses, l’âme et ses soubresauts. Vers l’Orient (tiens, encore une fois les Indes) tous ceci n’a aucun sens, car pour ces peuples sentir, aimer, souffrir, méditer n’a presque pas de lien avec se nourrir, travailler ou même mourir. J’arrête ici cette chronique. Suis-je victime non pas du mal de mer mais de celui des hauteurs – à l’instar des alpinistes – il est vrai qui je suis juché au
Pont neuf (les cinéphiles se rappelleront le film du très rare Léo Carax) euphorie et panique peuvent se manifester à tout moment ou pire s’alterner.

Une heure et demie à Marseille
Au moment où j’écris ces lignes Le Carthage est à quelques miles du Golfe de Tunis. La traversée allée fut mouvementée, une mer démontée et un vent assez fort. J’ai consulté mon encyclopédie embarquée à propos de l’échelle de Beaufort. J’estime que cela atteignit l’indice 7 sur une échelle plafonnée à 12. Des vagues hautes ont malmené le bateau, malgré sa masse le roulis et le tangage ont obligé plus d’un à se confiner dans sa cabine. A part le faite qu’il fallait tenir la balustrade pour ne pas glisser, ce qui était plus amusant que désagréable, le mouvement du bateau n’avait aucune influence sur moi.
Le personnel naviguant fut au petit soin, serviable et la plus-part du temps souriant. Ils ont contribué à rendre la croisière – malgré l’exécrable météo – convenable. Le comandant du bateau a même mis gracieusement à la disposition de certains voyageurs des cabines afin de se reposer. Il est vrai que la salle des fauteuils n’était pas indiquée pour ceux qui étaient sensibles au mal de mer. Situé juste à la proue du bateau, elle subissait des amplitudes plus importantes qu’à l’arrière.
Arrivée en rade de Marseille à midi et demi et en prévision d’un ré-embarquement vers Tunis à 14h, il ne me resta qu’une heure pour faire quelques emplettes dans la ville phocéenne, surtout des coups de cœurs désirés depuis un certain temps et ce petit voyage m’avait permit d’en réaliser quelques uns !!!

Le 31 au soir, j’étais déjà à Tunis, je retrouve mon cher blog avec la symbolique barre des 10000 connectés dépassée. Merci d’être aussi nombreux à lire mes textes.

Tour du Circuit du Belvédère en Bugatti 37 pilotée magistralement par Dominique Baldi.
Photo (depuis le siège passager) Hamideddine Bouali. le 2 Novembre 2008. 16h50. Nikon D 200.

Quant je faisais le compte des moyens de transports empruntés au début de cette chronique je ne savais pas que quelques jours plus tard j’allais faire le tour du Circuit du Belvédère en Bugatti 37. Souvenir inoubliable dans une mythique automobile ; la Leica des voitures de sports. Chassez le naturel il revient au galop ! Promis ! La prochaine chronique sera entièrement photographique.

Hamideddine Bouali
5 novembre 2008

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galeopics posted a photo:

hourra ! let's make a cake ...

la toussaint, les vacances, le chauffage en mode "minimum" depuis deux jours, les matinées en pyjama, le froid et l’humidité à l’extérieur et cet étrange mélange de rires et de larmes à l’approche de la "fête des morts" (sic!) … et parfois de bonnes nouvelles.

musique : la lambada ou presque

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galeopics posted a video:

l'umax astrapix 530 vous offre cet intermède video-musical ...

… avec l’UMAX ASTRAPIX 530, il est impossible de rater vos vidéos de vacances : il pleut à verse en bretagne ? peu importe ! réfugiez-vous dans le grenier familial et improvisez sur votre vieille batterie (un modèle pearl acheté en 1985 avec "toutes" vos économies – oui, toi, le Jeune, au lieu de taxer papa-maman pour une mobylette à guidon torsadé, investis donc dans la musique sinon tu finiras dans un club de tuning) un solo tout pourri étant donné que vous n’y avez pas touché depuis 6 mois …

cette expérience, douloureuse pour votre égo d’ancienne non-célébrité underground, vous permettra néanmoins d’apprécier les qualités techniques de l’astrapix qui délivre une image parfaitement floue et un son absolument … euh … merdeux.

surtout, n’oubliez pas de dire que vous avez "retrouvé des sensations" … ça fait toujours bien à l’apéro.

et bon week-end !

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soufi2 posted a photo:

A Sunrise in ZARZIS tuniia

Photos de vacances prises entre le 17 et le 23 août 2008 à Zarzis dans le sud Tunisien à 52 km au sud de Houmt-Souk, la capitale de l’île de Djerba
fr.wikipedia.org/wiki/Zarzis

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galeopics posted a photo:

- arrrrgh !
- moui, chéri ?
- je suis trop court, même avec mon 17 mm !
- … ???
- … ben quoi ?
- non, rien … tu sais que cette phrase pourrait être mal interprétée ?
- … aucun risque, vince est en vacances et il n’y a que Doo, SupdeCo et Cyv2 l’islandais qui regardent encore mes photos.

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galeopics posted a photo:

solidarité avec nos amis kosovars ...

… bon, ok, c’est pas la kangoo de qui vous savez mais, en vacances, quand il s’agit de me faire plaisir sur la route, je ne suis pas regardant à la dépense …

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Citronnade, Nénetses et coup de soleil

Et demain ?


«Le lendemain des Rencontres ?», j’ai posé cette question à bon nombre des invités des Rencontres, et chacun – sans jeter un coup d’œil sur son Quo-vadis a donné sa réponse : « je vide ma valise », « je consulte ma boite E-mail », « je reprends le travail »…
Personnellement je ne savais pas que ce mardi 1 juillet, après avoir veillé jusqu’à l’aube et pris un café aux aurores, on allait m’appeler vers 9h du matin pour m’annoncer que le Prix National de la Photographie 2008 – qui a changé d’ailleurs en « Consécration » – me fut octroyé.
Les quotidiens l’ont annoncé. Une avalanche de messages sms de félicitations s’en suivit et autant d’appels de congratulations.
A ce moment tout le parcours commencé en 1982 défile : le début avec la visite de l’exposition d’Ansel Adams au Centre d’Art Vivant du Belvédère, puis le club Photo de la Maison des Jeunes du Bardo et son mythique animateur Setsuma Hirochika, sans oublier le service photo du Ministère de la Culture…La rencontre avec le grand photographe Jacques Pérez fut décisif, les directions de stages, de journées de formation, les commissariats d’expositions ; « la Tunisie de Jacques Perez » et les deux éditions du Mois de la Photo de Tunis furent essentiels pour parfaire mes connaissances. Les trois expositions personnelles, les Rencontres de Ghar el Melh et puis ce blog m’ont permis d’atteindre une certaine maturité. Je pense aussi a ma mère qui aurait été contente de voir son petit dernier bel et bien consacré, à mon père qui me félicita à sa manière…
Je ne peux passer sous silence l’influence bénéfique et vitale d’une personne qui m’est très chère et à la quelle d’ailleurs j’ai dédié l’œuvre exposée cette année à Ghar el Melh…certains fins observateurs auront décrypté le message qui s’y cache !!! Et à laquelle j’offre ce prix.

Esméralda
Les Rencontres sont finies aujourd’hui. Natalia, celle qui fut Esméralda* dans cette cathédrale de la photographie que fut le Fort Lazaret, est partie en fin d’après midi du jeudi 3 juillet à destination de Paris, et c’est l’adieu symboliques à cette 6e édition. Jusqu’à l’annonce du départ imminent de son vol, Natalia, Lilia, Marianne et moi étions encore à réfléchir sur la meilleure manière d’améliorer cette manifestation qui nous tient tous à cœur. Mais avant d’aller plus loin, retour sur quelques souvenirs.

Natalia et Hamideddine par André Marzuk. Ghar el Melh le 1er juillet 2008

Sublime citronnade
Dans les moments de grands stress ou quand on voulait tout simplement s’éloigner de l’ambiance photo et s’isoler, les photographes ont pris l’habitude d’aller au café du coin pour se désaltérer. Fidèle à ma dose de caféine (qui sonne bien avec mon prénom !) je fus, moi aussi, mis à la citronnade fait maison, servie glacée, qui avait un gout sublime, elle sentait l’été, avait la couleur de l’espoir et rafraichissait les (bonnes) idées.

La mascotte de cette édition…< ?xml:namespace prefix = o />
Dans l’édito du Corsaire du 27 juin on pouvait lire : « Chaque édition des Rencontres nous réserve des surprises. Comment oublier Xavier De Luca, Issa Salah Engaoui, Béchir Manoubi, Bernard Guillot, Rula Halawani, James Leggate, Raquel Fonseca, Talel Bariun, Ozgur Ciftci, Leila Ghandi…Ces photographes ont marqué avec leur personnalité particulière respectives, leur disponibilité les précédentes Rencontres. Cette année, les invités sont nombreux, il y aura concurrence pour savoir qui restera dans la mémoire des enfants de Ghar el Melh (comme Vee Speer), qui sera le plus photographié (pour ravir ce titre à Bechir Manoubi), qui aura l’accent le plus sympathique (imbattable James Legatte), qui projettera le diaporama le plus émouvant (Rula Halawani nous fit pleurer), qui viendra avec son bateau (à la manière de Jacques Vapillon) ». Effectivement, nous avons tous vécu une semaine exceptionnelle.

Comment oublier André Marzuk avec sa verve bien méditerranéenne, son émouvant film sur son Tunis et sa leçon de couleur donnée à des enfants contents de se savoir capable de voir en couleur. André avec son flegme et sa sagesse a failli décimer une famille entière avec son humour un certain soir à-propos de clefs perdues, d’anges lumineux venus d’ailleurs et de nettoyage de plage (je suis incapable de relater cet épisode).
Patrick Lefebvre, très zen, même pendant l’accrochage de son exposition et surtout lorsqu’on lui a demandé de n’utiliser que la moitié de la salle où il était assigné alors qu’il venait à peine de tout accrocher. Très cinéma, il préfère que l’on parle de tout sauf de lui. Timide et jovial il possède une voix particulière ; il aurait bien pu être le narrateur du film « Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain ». A l’entendre il ne te viendra jamais à l’idée qu’il pourrait proférer autres choses que des vérités. Claude Iverné est hors norme, ceux qui l’on approché s’en souviendront. A l’image de sa photographie : simple à aborder mais ardue à appréhender, Claude Iverné ne se livre pas, feuilleter son journal intime serait l’occasion de dévoiler un grand mystère !!!
Gael Coto, touchant comme un enfant de cœur, charmant à envier, il est incollable sur Truffaut…les longues discussions sous un parasol à-propos du cinéma sont mémorables. Les 1000 et une scène à avoir vues avant de sortir de la salle (remarquer la belle figure de style !), les 10 meilleurs comédies, drames, polars…à ne pas rater. « La Jetée » de Chris Marker, « La Nuit américaine », « Fahrenheit 451 », « L’Enfant sauvage » de Truffaut, « Le Tambour » de Volker Schlöndorff …nous avons bien rempli nos cahiers (de vacances) de cinéma. On s’est amusé entre cinéphiles à chercher un titre, un acteur à décrire une séquence. Si vous aimez la vie, allez au cinéma…nous aimons les deux sans modérations. Son anniversaire fêté au fort Lazaret fut un grand moment de ces rencontres.
Susana Paiva, est d’une douceur angélique, souffrant le martyr au début de son séjour parmi nous à cause de la violence des rayons de soleil, elle donna une belle leçon d’humilité à tous ceux qui se donnent l’air de star sans avoir rien produit de bon. Comment oublier Irène et Benoit Ségur, surtout lors de la présentation de leur film documentaire à propos des Nénetses ? Dans ces journées caniculaires des étés tunisiens, voir vivre une communauté dans le grand nord voilà qui est rare…

Hamideddine Bouali
7 juillet 2008
A suivre…

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Orkhan posted a photo:

Walking, relaxing, looking

View from my hotel window in Jerba

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Séverine Pouplard has added a photo to the pool:

Vacances en Tunisie - La zone touristique de Zarzis

Vue sur la zone touristique de Zarzis (Shango, 10km de zarzis) depuis la colline.

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